Hors'Piste
Bon je déborde rarement du cadre pro mais là je vais faire une exception pour Matt Rach (que j'ai moi-même découvert sur Presse-Citron , merci Eric).
Il s'agit d'un jeune guitariste (électrique) français virtuose. Il est actuellement en lice pour le concours international Guitar Idol qui devrait lui permettre de jouer en première partie de Joe Satriani à Londres le 14 juin prochain. Il était premier (devant des centaines d'autres candidats) jusqu'à voilà 3 jours mais il est maintenant dépassé de quelques votes par un autre (excellent guitariste faut-il le dire). Pour le vote c'est par ici.
Vous pouvez le découvrir sur sa page Youtube mais le mieux c'est encore de vous le faire écouter.
Votez MattRach!
Spectra, l'interface de news graphique de MSNBC
Outils Cartographie D'Information
Spectra est une interface graphique de lecture de news lancée récemment par le portail d'information de MSN. Elle est plutôt réussie et mérite qu'on s'y arrête un peu.
Après avoir lancé l'appli (en Flash) la première étape consiste à choisir les chaînes que vous voulez afficher. Il s'agit des catégories habituelles d'MSN, Top Headlines, U.S. News, World News,... En fait vous choisissez d'afficher des sous-catégories présentes dans ces catégories principales :

A chaque choix effectué les articles de la sous-catégorie se mettent à voltiger en rond au centre de l'interface (orbital view).

Le curseur gris vous permet de faire défiler les articles et ouvre l'image ou la video qui lui est associé :

Quatre boutons gris sur le côté droit vous permettent de :
- modifier le type de représentation
- lancer votre caméra numérique afin de discuter de l'info avec un tiers
- filtrer le texte de votre sélection d'articles afin de ne faire apparaître que ceux qui intègrent votre mot-clé
- collecter des articles pour les lire plus tard
- classer vos articles par date de publication plutôt que par catégories
Analyse de 6 définitions du Personal Knowledge Management
Personal Knowledge Management - Ressources Knowledge Worker
Voici un tableau que j'ai établi récemment dans le cadre d'un ouvrage que je prépare sur les travailleurs du savoir et l'entreprise 2.0. Il reprend les six definitions du PKM qui me semblent les plus riches.
|
Auteur(s) |
Fonction(s) |
Date |
Définition |
|
Jason Frand & Carol Hixon |
Enseignants-chercheurs à l’Université d’Anderson, UCLA. (US) |
1999 |
Le PKM est « un cadre conceptuel pour organiser et intégrer l’information que nous, en tant qu’individus, jugeons importante, afin d’en faire une partie de notre base de connaissances personnelle. Il fournit une stratégie pour transformer ce qui pourrait être des bribes d’information aléatoires en quelquechose qui puisse être appliqué systématiquement et qui étende notre connaissance personnelle. »[1] |
|
Paul A. Dorsey |
Professeur-associé à l’Université de Millikin. (US) |
2000 |
Le Personal Knowledge Management doit être vu comme un ensemble de techniques de résolution de problèmes qui ont une composante logique et conceptuelle autant que physique et pratique. [2] |
|
Steve Barth |
Journaliste spécialisé en informatique collaborative, consultant et chercheur[3] |
2000 |
Version courte : Le Personal Knowledge Management c’est prendre la responsabilité de ce que vous savez, de qui vous connaissez et de ce qu’ils savent. Version longue : Le Personal Knowledge Management met en jeu un ensemble de techniques et d'outils relativement simples et peu coûteux que chacun peut utiliser pour acquérir, créer et partager la connaissance, étendre son réseau personnel et collaborer avec ses collègues sans avoir à compter sur les ressources techniques ou financières de son employeur.[4] |
|
Mick Cope |
Consultant et auteur de nombreux ouvrages[5] |
2000 |
Mick Cope parle lui de gestion du Personal Capital. Il explique toutefois que ce dernier est constitué par les connaissances de chacun. Il nous semble donc que sa définition doit être prise en compte : Le capital personnel a trois dimensions. La première est que nous disposons d’un stock de connaissances à la fois tacites et explicites. La seconde dimension est la manière dont nous acquérons et vendons notre connaissance comme une forme de monnaie. Ceci peut se rapporter à la manière dont nous nous comportons, pensons, ressentons (…). Finalement, à mesure que la connaissance s’écoule à l’intérieur et en dehors de nous, nous faisons des choix sur la manière dont elle peut être traitée[6]. |
|
Eric Tsui |
Professeur de KM à la Hong Kong Polytechnic University |
2002 |
Le PKM est un ensemble de procédés dont un individu à besoin pour mener à bien la collecte, le classement, le stockage, la recherche et l'extraction de connaissances dans ses activités quotidiennes. Ces activités ne se limitent pas aux tâches liées au travail et à l'entreprise mais incluent aussi ses intérêts personnels, ses hobbies, ses activités familiales et ses loisirs. |
|
Lilia Efimova |
Doctorante à l’Intsituut Telematica (NL) |
2004 |
Le PKM est un “mix” d’activités contribuant à l’efficacité personnelle dans un environnement à forte intensité de connaissance (knowledge-intensive environment). Il ne s’agit pas seulement de la création, du partage, de l’acquisition et de l’application de la connaissance, mais également d’activités supplétives. Le développement de l’efficacité personnelle est rendu possible par la confiance et la compréhension partagée entre les personnes impliquées. Pour un individu cela implique la nécessité d’établir et de maintenir un réseau personnel pour garder la trace de ses contacts et conversations et pour faire des choix quant aux communautés à rejoindre.[7] |
Afin de mieux saisir ce qui fait l’unité de ces définitions j'ai ensuite utilisé Tagcrowd pour faire un calcul de fréquence des mots qu'elles contiennent et les présenter sous forme d’un nuage de tags. Comme Tagcrowd ne gère pas le français j'ai donc utilisé pour cela les définitions initiales en anglais. Je précise également que j'ai retiré les mots-clé PKM, knowledge et personal dont la présence, évidemment très forte, écrasait les termes associés.

L’interprétation d’un nuage de tags n’est jamais évidente puisque c’est bien le contexte initial de chaque mot qui lui confère un sens. Une fois conscient de la valeur relative de cet outil, il est toutefois intéressant de l’utiliser comme on le ferait d’une scène de crime pleine d’indices à interpréter. Ainsi on observe ici que le mot utilisé le plus fréquemment est activities (cinq occurrences), mettant ainsi l’accent sur l’aspect éminemment pratique, voire « terrain », du PKM. Viennent ensuite à égalité acquire et share (trois occurrences). Cela met en avant deux des points-clés de cette « discipline », l’acquisition de données, informations et connaissances, qui s’effectue à un niveau individuel, et le partage des ressources ainsi collectées.
Viennent ensuite plusieurs mots-clés répétés deux fois. Arrêtons nous sur trois des plus inattendus :
- Choices : souligne le fait que les travailleurs du savoir sont, jusqu’à un certain point, libres de leurs choix et que le bon déroulement de leur carrière dépend beaucoup d’eux-mêmes
- Conceptual : indique les efforts effectués pour théoriser une pratique bottom-up
- Feel : met en avant une dimension généralement oubliée dans le monde du travail celle des sentiments et de l’intelligence émotionnelle.
On peut aussi adopter ici une approche « en négatif » et remarquer la surprenante absence de mots-clés tels que "tools" et "technology". Cela m'amène à la conclusion que pour ces six auteurs le KM, même dans sa variante personal, est plus une affaire de personnes que de technologies.
S’il est évident que ces dernières rendent possibles des actions telles que collaborate, mix, organize, rely, retrieve ou encore store (Cf nuage de tags), ne pas les nommer est une manière d’affirmer que les modalités de leur mise en œuvre et les fonctionnalités qu’elles proposent ont beau être nombreuses et évolutives, leur choix dépend finalement des individus. Elles forment une boîte à outils dans laquelle chaque travailleur du savoir pioche en fonction de besoins purement contextuels.
Il faut d’ailleurs souligner que ces définitions, notamment les plus anciennes, sonnent beaucoup mieux à l’ère du web 2.0 qu’au moment de leur diffusion. Ce qui pouvait alors ressembler à des prophéties auto-réalisatrices s’étant mué entre-temps en évidence avec l’arrivée des blogs, wikis, folksonomies et autres services du web social.
[1] Jason L. Frand & Carol Hixon, Personal Knowledge Management: Who, What, Why, When, Where, How?, 1999. http://www.anderson.ucla.edu/faculty/jason.frand/researcher/speeches/PKM.htm
[2] Paul A. Dorsey, What is PKM?, séminaire, Université de Milikin, 2000. http://www.millikin.edu/webmaster/seminar/pkm.html
[3] Il a notamment travaillé dans l’équipe de Dave Snowden chez IBM.
[4] Steve Barth, The power of one, Knowledge Management Magazine, Décembre 2000.
[5] Et notamment, Know your value? Value what you know, Financial Times/Prentice Hall, 2000.
[6] Mick Cope, Manage your knowledge, not your time,
[7] Lilia Efimova, Defining personal knowledge, billet paru sur son blog personnel, 2004. http://blog.mathemagenic.com/2004/09/06.html#a1332
AideRSS, le service d'agrégation de flux RSS intelligent
Outils Rss - Outils Veille
AideRSS est un service que j'ai tenté périodiquement de tester depuis sa sortie mais qui refusait jusqu'alors de reconnaître mes fichiers OPML. Aujourd'hui, miracle tout fonctionne parfaitement et voilà que je peux enfin l'utiliser.
Basiquement on peut qualifier AideRSS d'agrégateur en ligne, toutefois il va plus loin que la plupart de ses concurrents en vous permettant de filtrer les billets ou les flux les plus intéressants grâce à une technologie de scoring baptisée Post Rank. On sait malheureusement très peu de choses quant à son fonctionnement. Voici ce qui en est dit sur la FAQ :
However, in a nutshell you enter the URL of the feed that you would like to have filtered and we do some math and checking around the web to learn about this feed, its statistics, and people’s reaction to it. We then assign Post Rank™ scores to all articles in the feed and provide you with a variety of tools to sort and parse these items of interest into manageable lots for you to scan and digest at your leisure.

Au vu des données présentées sur le tableau de bord personnel il semble toutefois que ce score soit (notamment) calculé en fonction de la popularité d'un billet dans Google Blog, del.icio.us, Digg, Technorati, ainsi que du nombre de commentaires qu'il génère
Une fois le Post Rank établi vous pouvez effectivement filtrer et classer très facilement les billets reçus et choisir par exemple de ne lire que les Top Stories de tous vos flux.
Une autre fonctionnalité intéressante est celle que vous trouvez sur la page d'accueil d'AideRSS, qui vous permet d'analyser n'importe quel flux. En fonction de son Post Rank, chaque billet est alors classé comme Good Post, Best Post ou Great Post.

La Blog Trend est une fonctionnalité graphique qui vous permet de voir en un clin d'oeil la performance des billets d'un bloggeur dans le temps.

Si AideRSS est un service en ligne la technologie Post Rank est indépendante et peut être utilisée sur d'autres services. Elle a ainsi été adaptée à Google Reader (plugin Firefox) ainsi qu'à Newsgator Online.
A noter également si vous êtes blogueur l'existence d'un widget à installer dans vos pages qui permet de faire remonter vos billets les plus performants (pas forcément les meilleurs à vos yeux) sur une semaine, un mois ou un an (configurable). Voir ci-contre.
Au final un service très intéressant dont dont la simplicité peut faire la différence.
Pleegs veille pour vous
Outils Veille - Outils Rss
Bon j'arrive un peu après la bataille mais moi aussi j'ai testé Pleegs (merci Arnaud) et voici ma contribution.
Pleegs est un service gratuit qui permet de surveiller des mots-clés et des expressions sur la blogosphère. Pour ce faire il va interroger une quinzaine de moteurs dont Technorati, Google Blogs, Digg; Ice Rocket,... Il est d'ailleurs possible de choisir ceux que l'on veut interroger.
Un des points forts de Pleegs est qu'il permet de filtrer la requête par mots-clés mais pas seulement dans le contenu de la page. Vous pouvez ainsi éliminer ou inclure des mots présents dans le titre ou l'url.
Une fois votre requête lancée il vous est possible de la transformer en une alerte d'un clic. Vous devrez alors choisir sa périodicité et son mode de diffusion (email ou fil RSS).
Un espace permet de gérer vos différentes alertes et de les classer par dossiers. C'est à partir de cette même interface que vous accèderez à une fonctionnalité qui vous permettra de voir l'historique de vos résultats sous forme d'une ligne temporelle.
En conclusion un service de veille efficace, puissant et réactif qui, malgré des modalités de mise en oeuvre assez différentes, concurrence clairement Favebot que j'évoquais récemment.
J'ai une vingtaine d'invitations disponibles et, suite à une expérience récente, je vous invite à me faire vos demandes par email (christophe.de[a]gmail.com).
Journée Intelligence Economique à Perpignan
Evenements
La Trésorerie Générale de Région et la CRCI organisent le 10 avril à l'IUT de Perpignan une journée qui s’adresse aux entreprises, quelle que soit leur taille, aux laboratoires de recherche, aux centres de formation supérieure, aux universités… à toute entité qui crée et partage de l’information et de la connaissance.
Programme :
L'INTELLIGENCE COLLECTIVE AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
10h00 Ouverture par Pierre BATOCHE, Directeur Général de la CRCI Languedoc-Roussillon
L’intelligence économique, une politique, une culture
Didier LALLEMAND, Trésorier-Payeur Général de Lozère, ancien Haut Fonctionnaire de
Défense du Ministère de l’économie, des finances et de l'industrie
Intelligence économique, mode d’emploi
Jean-Pierre BERNAT, Chargé de mission en veille stratégique au Cirad de Montpellier
Ce que intelligence économique veut dire
Damien BRUTÉ DE RÉMUR, Maître de conférence à l’Université Montpellier I,
enseignant chercheur spécialiste en intelligence économique
12h15 Questions avec la salle
LE PANORAMA DE LA SÉCURITÉ DE L'INFORMATION
14h30 Ouverture
L’émergence des nouveaux risques
Pascal LOINTIER, Président du CLUSIF et Conseiller Sécurité de l’Information, AIG Europe
L’état des technologies d’attaque
François PAGET, Chercheur en antivirus, Mc Afee
L'actualité des incidents majeurs et leurs perspectives économiques
Danielle KAMINSKY, Chercheur en criminalité informatique et chargée de cours à Télécom Paris-Tech ENST (Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications)
La sophistication des attaques
Franck VEYSSET, Expert Senior, Orange
Fraude aux cartes bancaires via internet et escroqueries via les sites d’enchères
Commandant Georges DESOUQUAL, OCLCTIC (Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux
Technologies de l’Information et de la Communication)
18h00 Clôture par André JOFFRE, Président du Pôle de Compétitivité DERBI, PDG de Tecsol
INSCRIPTION
Karine LE GAL
Chargée de Communication - IUT de Perpignan
karine.legal@univ-perp.fr
Tél. : 04 68 66 24 01 - Fax : 04 68 66 24 24
Accès aux conférences libre sous réserve d'inscription préalable.
Boom! vous aiguille vers le bon moteur
Outils Recherche Web Divers
Boom! est un service en ligne qui n'est ni un moteur, ni un métamoteur mais vous permet tout de même de lancer des requêtes. En fonction du type de requête que vous ferez il effectuera le relais vers le moteur lui paraissant le mieux à même d'y répondre.
Rien n'est dit sur la manière dont ce choix s'effectue et ce manque de transparence est assez génant mais en revanche l'idée de l'interface unique (et intelligente) d'interrogation du web est intéressante, même si ce n'est elle n'est pas encore convaincante, en tout cas pas cette fois.





