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Version imprimable Le Personal Knowledge Management, ou comment mieux gérer vos informations personnelles


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Voici un article que j'ai rédigé pour Veille Magazine de décembre 2005

Le knowledge management, une discipline jeune

Le knowledge management apparaît à la communauté des professionnels de l’information comme un concept familier qui l'accompagne depuis déjà plusieurs années. Mais combien d’années au juste ?
Certes , qui vient de nous quitter à l’âge de 95 ans, l’avait anticipé dès 1959 dans son ouvrage intitulé « Landmarks of tomorrow ». Pour la suite il faudra attendre presque 30 ans pour que reprenne la production des éléments théoriques constitutifs du corps doctrinal de la discipline
Citons quelques temps forts de cette chronologie avec tout d’abord Karl-Eric Sveiby qui, en 1987, propose de mesurer le capital intellectuel d’une organisation. L’année suivante Etienne Wenger présente le concept opérationnel de communautés de pratique, puis en 1994 Peter Senge développe celui d’organisation apprenante. L’année 1995 voit apparaître le fameux modèle de transformation de connaissances tacites en connaissances explicites proposé par Ikujiro Nonaka et Hirotaka Takeuchi. Le même Nonaka présente l’année suivante un travail sur le concept de Ba qui va opportunément permettre de penser l’intégration des (toutes) nouvelles technologies de l’information et de la communcation au sein des organisations.
Les spécialistes s’accordent à dire que c’est à partir des travaux des deux japonais que le concept de knowledge management va réellement décoller. Une analyse du nombre de citations annuelle de ce terme dans les publications scientifiques de cette période a d’ailleurs tôt fait de le confirmer.
Nous avons donc affaire à une discipline vieille d’à peine 10 ans. Une durée qui justifie un rapide bilan qu’une récente étude menée par The Economist Intelligence Unit (une émanation du fameux journal économique britannique) peut nous aider à dresser.
De cette enquête conduite auprès de122 cadres supérieurs européens travaillant dans des multinationales présentée en juin dernier on peut extraire les trois éléments suivants:

QUESTIONS
REPONSES
" Quelles sont les technologies-clés pour atteindre les objectifs stratégiques de votre compagnie à 3 ans ?
1er résultat :
  • " La " business intelligence " et le knowledge management (67%)

" Quelles technologies améliorer dans les 3 ans à venir pour vous aider à prendre de meilleures décisions?
2 premiers résultats :
  • " simplifier l'analyse et la recherche dans les informations (40%)
  • " améliorer la qualité des données (31%)

" Quels sont les principaux freins au partage d'information at à la prise de décision ?
3 premiers résultats :
  • " L'information n'est pas assez priorisée (55%)
  • " L'information n'est pas assez précise ou fiable (43%)
  • " La masse informationnelle est trop importante (39%)


Si la première réponse peut permettre aux éditeurs de progiciels de KM de se frotter les mains, les deux suivantes doivent toutefois les amener à se poser quelques questions, et nous avec eux.
On voit en effet que malgré (ou à cause !) des dispendieux outils mis à leur disposition via les intranets, les portails métiers internes et les nombreux autres moyens d’accès à l’information (emails, forums, IRC,…)  présents dans leur environnement de travail les cadres de ces sociétés ont toujours autant de mal à trouver l’information juste. Sans qu’il s’agisse forcément d’un constat d’échec peut-être faut-il dès maintenant se poser les questions qui permettront de redresser la barre dans les années à venir et …de satisfaire le client.

L'humain, une dimension oubliée

Il serait bon notamment de se demander si cette situation n’est pas le résultat de l’oubli d’une dimension essentielle du KM.
C’est que de démarches top-down, présumant volontiers des besoins des utilisateurs, en focalisation sur le déploiement de l’outil informatique on a peut-être négligé trop souvent la dimension personnelle du knowledge management.
A-t-on vraiment pris la mesure de certaines contraintes liées à l’humain et en premier lieu au nécessaire temps d’appropriation d’un outil, suivi de la relation quasi-affective qui en découle et dont ne peut en définitive résulter qu’un considérable frein au changement. Après tout les expressions « âge de pierre » ou « âge de bronze » sont là pour témoigner que les outils appartiennent à l’identité humaine et la façonnent au même titre que l’humain les a façonné, y compris s’ils sont virtuels. Pensons par exemple aux efforts constants des sociétés internet vers toujours plus d’options de personnalisation de leurs services.
Pourtant, non seulement cette dimension oubliée était présente dans les écrits de plusieurs pionniers du KM mais elle était considérée comme essentielle. Peter Senge présente par exemple la maîtrise personnelle comme l’une des cinq disciplines de son fameux ouvrage éponyme et explique notamment que les organisations n’apprennent que si leurs membres apprennent ou, comme dirait Edgar Morin, que « L’entreprise produit l’homme qui produit l’entreprise ».
L’American Productivity and Quality Center (APQC) a mené en 1996 l’une des premières études consacrée à la mise en place du KM en entreprise. Il en ressort qu’une des six stratégies à déployer est celle de la « personal responsibility for knowledge ». Peter Drucker, jamais en reste, se fendra d’ailleurs en 2000 d’un article au titre explicite : « Managing knowledge means managing oneself ».
Il faut donc bien admettre que la dimension personnelle du KM est passée à la trappe durant dix ans. Pourtant il y a heureusement eu quelques irréductibles. Chercheurs comme Paul A. Dorsey ou Jason Frand, journalistes spécialisés comme Steve Barth, ou encore consultants comme Roland Hyams, David Gurney et plus récemment le très médiatique Tom Davenport. Ils ont tous  travaillé dans leur coin jusqu’à faire émerger le concept de , qu’on peut traduire en français par gestion des connaissances personnelles.
Ou peut-être n’ont-ils pas tant travaillé que cela, le PKM ayant pour caractéristique d’être le fruit de l’expérience, voire de l’expérimentation, avant de pouvoir devenir objet de théorie. Tous ont eu à affronter des problèmes de gestion de leur (sur)information quotidienne, de leur réseau de relations ou de l’éventail de leurs compétences personnelles, tous ont dû y apporter des solutions. Et tous se sont finalement retrouvés dans ce vocable un peu vague qui à l’inconvénient d’inclure le terme « knowledge management » et prête donc le flanc à autant d’interprétations, chicanes et controverses sémantiques que celui-ci. Pourtant, une fois l’orage passé, reste l’expression pragmatique des besoins comblés par une discipline que Steve Barth circonscrit d’une habile définition :

 « Le Personal Knowledge Management met en jeu un ensemble de techniques et d’outils relativement simples et peu coûteux que chacun peut utiliser pour acquérir, créer et partager la connaissance, étendre son réseau personnel et collaborer avec ses collègues sans avoir à compter sur les ressources techniques ou financières de son employeur »

Les trois dimensions du Personal Knowledge Management

Le knowledge management désigne généralement trois types de démarches :

  • La gestion des données, informations et connaissances présentes dans l’entreprise, avec par exemple la mise en place de bases de données spécifiques et de répertoire de bonnes pratiques.
  • La gestion des compétences des employés d’une organisation dans le cadre d’une meilleure gestion des ressources humaines.
  • La gestion des relations de l’entreprise avec son environnement, qu’il s’agisse de ses clients (CRM) , de ses fournisseurs (SRM) ou de ses concurrents (veille)
La démarche de Personal Knowledge Management reprend selon moi ces éléments en modifiant leur échelle d’application. Ainsi au niveau personnel l’employé d’une organisation aura à gérer:
  • Les données, informations et connaissances utiles à son travail quotidien
  • Ses propres compétences dans le cadre de l’évolution de sa carrière et des bouleversements divers qu’elle ne manquera pas de connaître
  • Le réseau personnel qu’il développe au long de sa carrière (et plus généralement de sa vie)

A ces éléments vient s’en ajouter un quatrième que je considère comme transversal aux autres, il s’agit de la gestion des ses tâches (to-do), c'est-à-dire de son temps.

Cet article pourra accompagner la consultation du fichier PPT que j'avais proposé dans ce précédent billet.

Commentaires

Bottom-up Vs Top-down


A mon avis cette approche bottom-up est essentielle à la réussite d'un projet de KM dans le temps.
Les Ntic favorisent une telle démarche mais sans le soutien motivationnel à une démarche de PKM, le risque est grand d'emmagasiner des informations plutot que de capitaliser la connaissance.

Dave pollard avait aussi écrit un excellent article sur le sujet à l'adresse suivant:
http://blogs.salon.com/0002007/2005/11/23.html#a1349

 


jc | Le Mercredi 25/01/2006 à 13:02 | [^] | Répondre

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Dunhill52 s’emballe : " L’excellent blog Outils Froids nous gratifie d’un article de fonds sur le Knowledge Management: Le knowledge management, une discipline jeune."

 


Anonyme | Le Mercredi 25/01/2006 à 14:57 | [^] | Répondre

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lilina news aggregator : "12:19 Le Personal Knowledge Management, ou comment mieux gérer vos informations personnelles» http://www.outilsfroids.netRessourcesOutilsFroidsVoici un article que j'ai rédigé pour Veille Magazine de décembre 2005Le knowledge management,une discipline jeuneLe knowledge management apparaît à la communauté desprofessionn"

 


Anonyme | Le Mercredi 25/01/2006 à 15:25 | [^] | Répondre

bonjour,

je retranscrit ici intégralement le commentaire d'un ami qui m'a bien fait rire mais qui pose de vrais questions.. a prendre au second degre... sinon ca va partir en troll

Rien de bien nouveau.
Dans KM, il n'y a que Management qui veut dire quelque chose.
Management, Manager... vaste sujet pas nouveau du tout ! 

Les penseurs, comme Peter Drucker dont se justifient tous les gourous autoproclamés du KM, sont avant tout des économistes qui observent des facteurs de (dé)croissance ou de progrès/recul (travail, capital, ressources, riches & pauvres, distorsion de concurrence...).
Ils ont écrit il y 25 ans que l'information était une ressource. C'est une composante de la vie, quoi.

Mes petites pensées  vis à vis du KM :

L'individu d'aujourd'hui pour l'entreprise n'est qu'une ressource (jetable).
Son seul pouvoir de négociation dans le monde du travail est son savoir-faire.
Le KM à vocation à partager (à donner à l'entreprise) ce savoir faire.
Après KMisation, l'individu perd son pouvoir de négociation, et on lui offre un bureau tout près de la sortie.

"On ne prête qu'au riche" : la connaissance partagée (KM) ne profite qu'à ceux qui ont les moyens de l'accaparer et de la convertir en avantage personnel (les patrons)

"Quand on est pauvre, on veut bien tout partager" : le mec intelligent partage ses idées avec les mecs cons, et tous les cons se mettent à avoir des idées pendant que le mec intelligent passe pour un con.

Corollaire " Quand on est riche, on ne veut pas partager" : Si le mec intelligent n'est pas trop con, il ne partage que des idées à la con. Le KM ne véhicule alors que des trucs que tous les cons connaissent déjà.

Conclusion : Le KM, c'est l'art de se faire chier à mettre en commun des choses que tout le monde sait déjà.

Le KM, c'est le communisme des compétences.

 


Anonyme | Le Mercredi 25/01/2006 à 15:55 | [^] | Répondre

Ben justement!

Votre ami se pose les bonnes questions et s'il avait lu cet article il aurait peut-être trouvé des réponses aux problèmes qu'il évoque. Comme vous l'avez sans doute lu je parle ici de Personal KM. J'insiste sur "personal" car c'est là d'où provient la différence. En effet cette discipline ou cet ensemble de trucs et d'astuces, comme il vous plaira, peut parfaitement être lu comme un Guide de survie à l'usage des salariés jetables. Ce n'est pas l'esprit dans lequel je l'ai conçu mais c'est forcément sous-jacent à ma démarche pour en avoir été un moi-même.
Je reprends la démarche que je propose en fin d'article pour mieux vous exposer mes idées à ce sujet :

  • Qu'est-ce que mieux gérer "les données, informations et connaissances utiles à son travail quotidien"? C'est certes tenter d'optimiser sa rentabilité quotidienne mais c'est ausi augmenter ses capacités de traitement de l'information, développer sa méthodologie et améliorer la connaissance que l'on a de certains sujets. Autant de qualités qu'on pourra revendre après avoir été jeté.
  • Qu'est-ce que mieux gérér "ses propres compétences dans le cadre de l’évolution de sa carrière et des bouleversements divers qu’elle ne manquera pas de connaître"? Ici pas besoin d'être grand clerc pour voir ce qui se cache derrière le terme bouleversement. Tout ça pour dire qu'il ne faut laisser à personne le soin de gérer vos compétences, vos axes de perfectionnement et les formations que vous devez suivre. Il s'agit tout simplement d'un moyen pour votre organisation de vous garder captif le temps nécessaire et de mieux vous contrôler pour mieux exploiter votre potentiel. C'est le jeu mais il faut en être conscient.
  • Qu'est-ce que mieux gérer "le réseau personnel qu’on développe au long de sa carrière (et plus généralement de sa vie)"? C'est communiquer bien sûr mais aussi et surtout vous assurer des portes de sortie au cas ou. Je n'ai plus le chiffre exact en tête mais je crois que 50 à 60 % des postes proposés par les entreprises sont fournis via des réseaux personnel de collaborateurs...
Je crois que la démarche PKM (la mienne ou une autre) a vocation à devenir le bréviaire du travailleur de l'information, pas par fantaisie ou goût de la nouveauté, mais parce qu'il est conscient de la faiblesse de sa position dans l'économie actuelle et a tout intérêt à capitaliser tout ce qui est capitalisable et revendable dans une vision à long terme de sa carrière.
Voilà, je ne crois pas pouvoir être plus concret.

MàJ du 5/02/2006: un billet de Rodolphe Helderlé qui va dans le même sens.

 


crid | Le Mercredi 25/01/2006 à 16:45 | [^] | Répondre

merci

de la reponse :)

 


cyrille | Le Mercredi 25/01/2006 à 17:21 | [^] | Répondre

Le KM se décline à l'infini...


Je suis un fervent utilisateur des outils electroniques.
Mais j'ai connu une époque où cela n'existait pas.

Avant internet, on lisait quelques journaux bien choisis, on photocopiait ou on découpait, pour conserver des articles dans une chemise cartonnée.(Information personnelle)
Avant le palm et outlook, on avait un agenda et on conservait ceux des années précédentes.(Gestion du temps)
On avait un carnet d'adresse.(Réseau personnel)
Pour les plus méthodiques, un solide carnet personnel permettait de consigner de précieuses expériences et informations.(compétences personnelles)

On n'appelait pas ça "PKM", mais "organisation personnelle" ou "gérer sa carrière" ou même "travailler proprement"


Bon c'est vrai, on en stocke des millions de fois plus avec une base de donnée.
Mais quoi, vous allez ressortir une base client écrite sous Lotus 123 ?
Vous ne pouvez plus lire le format, et les contacts qui ne sont pas morts ont un numéro de téléphone à 6 chiffres.
Ah ! Voici une doc géniale sur Windows 3.1 ? Et là, la notice du dernier modem US Robotics à 28500 bauds ?

La facilité du stockage exonère la plupart d'entre nous à faire un effort de lecture, d'analyse et de mémoire, travail personnel que l'on faisait par la seule action d'écrire une petite synthèse au temps du stylo à plume.
L'information simplement stockée ne permet pas d'activer immédiatement sa compétence au moment venu.
On peut même oublier que l'on dispose de l'information dans son PKM.
Et si on se souvient d'avoir stocker une info interessante, il faut la retrouver sur le disque dur, ou sur un CD (mais où ai-je mis ce CD ?), la trier parce qu'on a 50 articles sur le même sujet, l'étudier...

A propos de réseau personnel, à combien de personnes Monsieur Lambda a-t-il laissé un tel souvenir qu'elles ont envie de le revoir ou de l'aider ?
Une base de données est bien pratique, mais surement pas pour le volume à gérer.
COnstruire un réseau nécessite qu'on développe ses ramifications sans cesse.


A propos de la gestion du temps.
Les outils modernes permettent des prouesses d'organisation.
Tiens, prenons un exemple.
Votre outil de gestion de client permet de gérer vos rendez-vous et rappels téléphoniques.
Mais vous travaillez en équipe et vous utilisez Outlook pour coordonner les réunions diverses et votre to-do list.
Evidemment, ces agendas ne se syncronisent pas.
Et comme vous vous déplacez, vous avez aussi un agenda mobile Palm.
Et aussi un agenda+contacts sur votre téléphone protable.
Voilà comment vous devez toujours avoir sous la main 4 sources d'informations différentes pour le simple cours de votre journée.

C'est du détail narratif, oui, et on s'en sort, au prix de quelques contraintes de temps.
Mais, en guise de conclusion, l'outillage actuel (pardon, la batterie d'outillages) supposé faciliter la vie du PKM Worker à tôt fait d'éparpiller les informations et d'encombrer son organisation personnelle par la multitude des hardwares/softwares à manoeuvrer.
Enfin, le PKM Worker peut se sentir rassurer d'avoir facilement thésaurisé de l'information mais risque de n'en tirer aucun bénéfice par une attitude passive engendrée par l'accumulation d'information non activable.


Le PKM est une démarche naturellement mis au point par l'individu ambitieux ou prudent, jour après jour, heure par heure.
Tant mieux si vous réussissez à apporter de la méthode à cette démarche.
Le seul moteur pour apporter le soin nécessaire à un PKM, c'est l'ambition ou la crainte, car c'est une démarche contraignante.
Elle a trait avec le coaching plus qu'avec le KM.

 


camille | Le Mercredi 25/01/2006 à 20:31 | [^] | Répondre

Re: Le KM se décline à l'infini...

Avant internet, on lisait quelques journaux bien choisis, on photocopiait ou on découpait, pour conserver des articles dans une chemise cartonnée.(Information personnelle)
Oui et avant les photocopieuses on recopiait à la machine ou au stylo avec du papier carbone ;-)
Non je ne dis pas que tout ce qui est nouveau est mieux mais simplement qu'on doit adapter ses méthodes de travail aux changements du Travail lui-même.
Pour les plus méthodiques, un solide carnet personnel permettait de consigner de précieuses expériences et informations.(compétences personnelles)
Oui j'ai pas mal pratiqué le Quo Vadis. A chaque changement d'année je recopiais méthodiquement mes infos importantes de l'un à l'autre. C'était pratique.
On n'appelait pas ça "PKM", mais "organisation personnelle" ou "gérer sa carrière" ou même "travailler proprement"
C'est vrai. Depuis il a eu le phénomène d'infobésité (information overload) lié au développement du web et des messageries ainsi que certains changements apportés encore par internet concernant cette fois la mobilité des travailleurs, mais aussi leur "jetabilité". On a passé un seuil à la fois quantitatif et qualitatif, maintenant il faut gérer et bcp d'anciennes méthodes trouvent maintenant leurs limites.
La facilité du stockage exonère la plupart d'entre nous à faire un effort de lecture, d'analyse et de mémoire, travail personnel que l'on faisait par la seule action d'écrire une petite synthèse au temps du stylo à plume.
C'est tout l'intérêt d'un blog personnel comme j'ai pu l'indiquer dans ce billet intitulé: "Mais à quoi sert Outils Froids?"
On peut même oublier que l'on dispose de l'information dans son PKM.
Et si on se souvient d'avoir stocker une info interessante, il faut la retrouver sur le disque dur, ou sur un CD (mais où ai-je mis ce CD ?), la trier parce qu'on a 50 articles sur le même sujet, l'étudier...
D'où l'intérêt d'utiliser un logiciel de type Copernic Search Engine ET de classer ses fichiers correctement avec "The Brain" ou d'autres gestionnaires du même type.
A propos de réseau personnel, à combien de personnes Monsieur Lambda a-t-il laissé un tel souvenir qu'elles ont envie de le revoir ou de l'aider ?
Ca c'est très variable selon les personnes.
Une base de données est bien pratique, mais surement pas pour le volume à gérer.
Qui a parlé de base de données? Et puis si c'était le cas où serait le problème? La plupart des logiciels gérants des contacts personnels qu'on peut télécharger sur les sites spécialisés sont construits autour de bases de données transparentes pour l'utilisateur. Doit-on cesser de les utiliser?
Construire un réseau nécessite qu'on développe ses ramifications sans cesse.
Bien d'accord avec vous. C'est pourquoi je pense que cela ne peut se faire qu'avec un minimum d'organisation. Voire par exemple l'ouvrage de Nicolas Moinet et Christian Marcon à ce sujet.
Votre outil de gestion de client permet de gérer vos rendez-vous et rappels téléphoniques.
Mais vous travaillez en équipe et vous utilisez Outlook pour coordonner les réunions diverses et votre to-do list.
Evidemment, ces agendas ne se syncronisent pas.
Et comme vous vous déplacez, vous avez aussi un agenda mobile Palm.
Et aussi un agenda+contacts sur votre téléphone protable.
Vous soulevez là un problème qui reste important mais ne se pose pas trop dans une organisation puisque chacun utilise en général le même client de messagerie, évitant ainsi la majorité des problèmes de coordination. Par ailleurs à ma connaissance tous les PDA se synchronisent avec Outlook (entre autres). Enfin, si vous utilisez un smartphone, vous n'avez plus besoin d'un PDA. Si ce n'est pas le cas vous pouvez n'avoir sur votre téléphone qu'une liste des vos n° les plus importants.
Mais, en guise de conclusion, l'outillage actuel (pardon, la batterie d'outillages) supposé faciliter la vie du PKM Worker à tôt fait d'éparpiller les informations et d'encombrer son organisation personnelle par la multitude des hardwares/softwares à manoeuvrer.
Les outils ce n'est pas le PKM (tout comme les progiciels ce n'est pas le KM). C'est la manière dont on les articule entre eux, dont on les organise, qui fait qu'on peut parler de PKM. Il y a des stratégies à mettre en oeuvre, des choix à effectuer sinon c'est effectivement chronophage. Ce qu'il faut penser et organiser c'est à la fois le rapport de l'individu aux autres individus, aux outils, à l'espace et bien sûr au temps. Pas simple évidemment mais ça vaut le coup d'essayer d'avancer non? D'ailleurs a-t-on le choix?
Enfin, le PKM Worker peut se sentir rassurer d'avoir facilement thésaurisé de l'information mais risque de n'en tirer aucun bénéfice par une attitude passive engendrée par l'accumulation d'information non activable.
Thésauriser n'a effectivement aucun sens et c'est bien l'un des axes principaux du pkm que de rendre l'info activable comme vous le dites (j'aime bien la formule). Concrètement il faut bien stocker les données dont vous aurez besoin pour rédiger un rapport, un article ou toute autre production. Au moment d'écrire il faut pouvoir synthétiser tout cela d'une manière ou d'une autre en essayant de ne rien oublier, et comme la quantité de données à prendre en compte est grandissante on ne peut tout simplement plus se contenter de faire confiance à sa mémoire. Personnellement lorsque je dois rédiger un gros article je commence par lire toutes les infos que j'ai trouvé à ce sujet. Ce faisant je prends des notes dans un logiciel de mind mapping. Au final j'ai une vision globale du sujet à traiter et des données que je dois mentionner à laquelle je me réfère constamment lors du travail d'écriture. Je peux vous assurer que depuis que j'ai adopté cette méthode je traite plus d'infos et mieux qu'avant.
Le seul moteur pour apporter le soin nécessaire à un PKM, c'est l'ambition ou la crainte, car c'est une démarche contraignante.
Cette démarche est surtout contraignante au début. Comme dit plus haut il faut à un moment donné prendre du temps pour concevoir le système que l'on va s'appliquer. Une fois cela fait ce n'est plus que du temps gagné. C'est comme le vélo, une fois qu'on sait en faire on ne se demande plus comment on fait.
Elle a trait avec le coaching plus qu'avec le KM.
Elle peut effectivement avoir trait au coaching dans ses aspects de gestion des compétences et de gestion du temps. Pour le reste c'est beaucoup moins sûr. Vous connaissez beaucoup de coach qui vous apprennent à gérer vos données et informations. Moi non, en tout cas pas encore ;-)
Par ailleurs on ne peut avoir un coach pour tout et le mieux est, dans la mesure du possible, d'apprendre à s'organiser soi-même.

Je ne crois pas faire une déclinaison du KM en parlant de PKM mais juste redonner sa place à un concept qui lui est connexe et qu'avaient anticipé les chercheurs (voir article) qui, au milieu des années 90, voyaient poindre cette fameuse Société de l'information dans laquelle nous nous débattons aujourd'hui.

Merci de vos objections stimulantes qui m'ont permis de clarifier certains points tout en me donnant de nouvelles pistes de réflexion.

 


crid | Le Jeudi 26/01/2006 à 01:49 | [^] | Répondre

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Dunhill52 s’emballe » Blog Archive » Article sur le Knowled : " L’excellent blog Outils Froids nous gratifie d’un article de fonds sur le Knowledge Management: Le knowledge management, une discipline jeune."

 


Anonyme | Le Jeudi 26/01/2006 à 11:10 | [^] | Répondre

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Flux RSS - Outils Froids : "Envoyer l'articleLe Personal Knowledge Management, ou comment mieux gérer vos informations personnellesPar Outils Froids Le 25.01.06 à 12:19<"

 


Anonyme | Le Dimanche 29/01/2006 à 12:59 | [^] | Répondre

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Absara.com, blog-conseil: De l'utilité des réseaux, 3e partie : "...le domaine de l'accroissement et de l'optimisation des connaissances personnelles dans un cadre professionnel. Et c'est ici : [link] Je donne facilement quatre étoiles à l'article.   "

 


Anonyme | Le Dimanche 29/01/2006 à 23:11 | [^] | Répondre

Personnalisez le KM!

Tout ceci est très juste. Il me semble qu'en plus, tout le monde n'est pas sensible à la même information de la même façon. Par exemple, un tel sera convaincu (ou retiendra l'information) suite à un raisonnement, un autre par une métaphore, un troisième par une image, un quatrième par une vidéo, les supports et les modes d'accès se mélangent.

Dit autrement, pour certains, ce qui l'emportera, c'est un argument d'autorité (X a dit que..), pour un autre un raisonnement juridique, pour un troisième technique, pour un quatrième économique. Le même projet devra donc être 'vendu' de façon différente.

Question :existe-t-il des travaux sur ce sujet? une typologie des utilisateurs du point de vue du KM? des expérimentations de personnalisation des connaissances, comme on peut imaginer le faire avec des outils comme l'e-learning?

 


Christophe Alviset | Le Lundi 06/02/2006 à 22:22 | [^] | Répondre

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Du KM au PKA en passant par le PKM… - [e-management, communautés virtuelles et g : "e des pratiques et usages des applications sur des supports modernes via les réseaux numériques.Commentaire n° 2 posté par: Max(site web) le 10/01/2006 - 09:47:53Voir aussi l'excellent blog "Outils Froids" de Christophe Deschamps qui mène depuis longtemps une réflexion sur le PKM et nous fait partager avec beaucoup de pertinence le fruit de son travail.Commentaire n° 3 posté par: (site web) le 12/02/2006 - 12:19:02"

 


Anonyme | Le Dimanche 12/02/2006 à 12:25 | [^] | Répondre

Lien croisé

personal knowledge management - Sujets chauds : "OF - Le Personal Knowledge Management, ou comment mieux gérer vos informations personnelles"

 


Anonyme | Le Jeudi 16/02/2006 à 14:24 | [^] | Répondre

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Article sur le Knowledge Management dans Outils Froids | Errances numériques : "L'excellent blog Outils Froids nous gratifie d'un article de fonds sur le Knowledge Management: Le knowledge management, une discipline jeune."

 


Anonyme | Le Lundi 03/04/2006 à 16:13 | [^] | Répondre

Le bébé et le bain

Merci pour cet article et pour le débat qu'il a suscité. J'y vois bien s'affronter les forces du changement, et d'autres domaines que les outils évoqués ici les déchaînent également. Continuons et gardons le cap !

 


Michel Beaumont | Le Jeudi 01/06/2006 à 08:14 | [^] | Répondre

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gestion de projet - Sujets chauds : " OF - Le Personal Knowledge Management, ou comment mieux gérer vos" rel="nofollow"

 


Anonyme | Le Lundi 12/06/2006 à 13:28 | [^] | Répondre

Lien croisé

pkm - Sujets chauds : "OF - Le Personal Knowledge Management, ou comment mieux gérer vos informations ..." rel="nofollow"

 


Anonyme | Le Mercredi 02/08/2006 à 17:20 | [^] | Répondre

Lien croisé

organisation personnelle - Sujets chauds : "OF - Le Personal Knowledge Management, ou comment mieux gérer vos informations personnelles" rel="nofollow"

 


Anonyme | Le Lundi 11/09/2006 à 17:13 | [^] | Répondre

Lien croisé

cartographie de réseau - Sujets chauds swicki - powered by eurekster : "OF - Le Personal Knowledge Management, ou comment ..." rel="nofollow"

 


Anonyme | Le Jeudi 02/11/2006 à 15:50 | [^] | Répondre

Lien croisé

mind mapping - Sujets chauds swicki - powered by eurekster : "OF - Le Personal Knowledge Management, ou comment ... "

 


Anonyme | Le Vendredi 09/02/2007 à 11:38 | [^] | Répondre

jukka@xpressed.org

http://supermegapizdetc.com/pizdetc.html ">niibacco pizdetc

 


rausch@arqa.co | Le Jeudi 08/03/2007 à 23:30 | [^] | Répondre

Lien croisé

Relation, transformation, partage : "Voici la définition qu’en donne outils froids dans un billet à lire absolument et qui retrace l’historique de la notion avant d’essayer d’en cerner les contours :"

 


Anonyme | Le Jeudi 22/02/2007 à 16:08 | [^] | Répondre

Lien croisé

Managing Personal Information Overload : "OF - Le Personal Knowledge Management, ou comment mieux gérer vos ...Le Personal Knowledge Management met en jeu un ensemble de techniques et d?outils ... Depuis il a eu le phénomène d'infobésité (information overload) lié au ..."

 


Anonyme | Le Mardi 13/03/2007 à 20:18 | [^] | Répondre

Lien croisé

cartographie disque dur - Sujets chauds swicki - powered by eurekster : "OF - Le Personal Knowledge Management, ou comment mieux gérer vos informations personnelles "

 


Anonyme | Le Samedi 28/04/2007 à 18:47 | [^] | Répondre

Lien croisé

Un outil pour mettre les egos au service des entreprises - Blogs - ZDNet.fr : " Il est clair que celui-ci est un puissant moteur de motivation pour chacun (le principal ?) et qu’il est intelligent de l’outiller pour mieux en tirer parti. Cette prise en compte effective de l’individu est d'ailleurs à l’origine du deuxième boom du web. Je ne détaillerai pas ce sujet ici (voir précédents billets ici, là, ou encore là) mais les remarques de la salle ne se sont pas faite attendre. L’idée de mettre en avant des individualités et non des groupes (service, projet, mission) va en effet à l’encontre de tout le management moderne (en tout cas dans ses versions les plus répandues). La crainte d’une perte d’ide"

 


Anonyme | Le Samedi 29/09/2007 à 13:06 | [^] | Répondre

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knowledge worker - Sujets chauds swicki - powered by eurekster : "OF - Le Personal Knowledge Management, ou comment mieux gérer vos informations personnelles "

 


Anonyme | Le Dimanche 30/03/2008 à 18:24 | [^] | Répondre

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Quelques invitations : Evernote, Pleegs, Twine - Veille 2.0 : "Twine - Alors là c’est un peu plus compliqué… Des notions de personal knowledge management pourraient déjà vous aider, ça se passe chez Outils Froids ici (merci au passage à Christophe pour l’invitation) et là chez Kamablog (veille d’opinion on line) ;) Ce service"

 


Anonyme | Le Dimanche 25/05/2008 à 14:37 | [^] | Répondre

 

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