Les flux Twitter en natif dans Google Reader




Lors d'une formation à la veille donnée il y a quelques mois et alors que nous explorions les possibilités de Google Reader, une des participantes s'est aperçu qu'il était possible de générer des flux RSS Twitter à la volée dans ce dernier (merci à elle!).

Pour cela il faut :

  • ouvrir le volet "Explorer" dans la fenêtre de gauche
  • choisir "Afficher toutes les recommandations"
  • cliquer sur l'onglet "Rechercher"

  • en bas de la page dans "Suivi des mots-clés et des recherches" choisir "Twitter search" dans le menu déroulant et cliquer sur "S'abonner"

C'est fait !

Au passage vous aurez remarqué qu'il est possible de s'abonner ainsi à des flux eBay, Google blogs et Google News.

Reste à savoir combien de temps cette possibilité sera proposée.

TaDaweb, un outil de veille innovant et aux fonctionnalités impressionnantes




Il faut le dire, la start-up luxembourgeoise Tadaweb apporte un vrai plus quant à la manière de mettre en place une veille sur le web. Il ne s'agit pas d'une énième solution de social media monitoring, même s'il est possible de surveiller des requêtes dans Twitter ou Facebook, mais bien d'une solution ayant une vocation plus large, apte de ce fait à contenter les veilleurs exigeants et aimant configurer leurs sources de manière pointue.
Pour schématiser on pourrait dire que Tadaweb est une sorte de Yahoo Pipes aux fonctionnalités simplifiées et focalisé sur la surveillance du web.
Concrètement, Tadaweb se compose d'un Dashboard en ligne et d'un logiciel à installer intitulé Tadaweb Creator. C'est à partir de ce dernier que vous allez configurer vos veilles, l'espace en ligne servant plutôt à la consultation et au partage des "Tadas" (l'équivalent du Pipe), même s'il est possible de consulter aussi dans le logiciel.
Le Tadaweb Creator est composé de deux parties. A droite un navigateur qui va vous permettre d'indiquer la page ou partie de page à surveiller, à gauche un "whiteboard" qui, à l'image de Yahoo Pipes, est l'espace de travail sur lequel vous allez positionner vos "outils de travail".



La solution reprend dans son ergonomie les étapes logiques de tout dispositif de veille automatisée à partir des onglets présents dans la partie gauche de l'interface :

  • Onglet Source : permet d'indiquer les sources à utiliser.  Il peut s'agir :
    • de pages web ne disposant pas de flux RSS
    • de flux RSS
    • de recherches à configurer dans Google ou Yahoo
    • de recherches à configurer dans Twitter ou Facebook
Une fois vos sources ajoutées (vous pouvez en inclure autant que vous voulez) vous allez configurer le type de contenu que vous souhaitez en extraire grâce au second onglet :
  • Onglet Extract : possibilité d'extraire
    • des parties d'une page web
    • des formulaires présents dans une page. Cet élément essentiel va par exemple vous permettre d'utiliser comme source n'importe quel moteur de recherche présent sur un site web et d'en automatiser l'interrogation.
    • listes : L'outil est ici très puissant puisqu'il va créer des "smarts lists" identifiant dans la page les types d'information susceptibles de vous intéresser.
    • extraction des liens de la page
    • extraction des tableaux (cf. ci-dessous)
    • extraction de flux RSS
    • extraction d'images



Une fois ces données sélectionnées elles génèrent un flux de contenu auquel il va être possible d'appliquer de nombreux traitements :
  • Onglet Transform :
    • créer une règle qui permettra d'ajouter ou supprimer un contenu automatiquement ou de formater les contenus existants en fonction de vos besoins (ex : ne faire apparaître que les données chiffrées)
    • filtrer par mots-clés
    • Fusionner ou diviser
    • Comparer (par exemple les résultats de deux moteurs et les dédoublonner)
    • Créer des boucles pour appliquer des traitements similaires à des éléments de même type
Maintenant que vous disposez exactement du contenu dont vous avez besoin, vous allez pouvoir en tirer un livrable qui se régénèrera automatiquement une fois configuré.
  • Onglet Output : 
    • la fonction report permet d'agréger en un seul document les différents listes issues d'un même Tada et d'y ajouter une structure (titre, table des matières autogénérée en fonction des contenus, rubriques, sous-rubriques) ainsi que du texte libre. Le rapport est annoncé comme pouvant être généré en HTML ou en PDF mais je n'ai pas trouvé cette seconde possibilité.

Une fois votre Tada thématique enregistré, il devient accessible dans votre dashboard en ligne dans l'onglet intitulé My Tadas. Chaque Tada peut être configuré de manière à vous alerter automatiquement par email lorsqu'un nouveau contenu apparaît. On peut également choisir ici si le Tada sera public ou privé. Pour l'instant il n'est pas possible de le partager à l'intérieur d'un groupe privé (une équipe de veilleurs par exemple) mais la fonctionnalité est annoncée.
Par ailleurs, il est possible d'intégrer plusieurs Tadas dans un "journal" que l'on pourra ensuite partager sur une page spécifique, à la manière de Paper.li ou de Tweeted Times par exemple.

En se rendant sur la page des Tadas publics (qui dispose d'un moteur de recherche), il est possible de voir ceux qui ont été réalisés par d'autres utilisateurs et de se rendre compte ainsi de l'ampleur des possibilités offertes par l'outil. A l'instar des Pipes, il est possible de récupérer un Tada pour le lire mais pas (encore) d'en créer une copie afin d'en décortiquer ensuite le fonctionnement ou de le réutiliser avec ses propres données (sauf si je n'ai pas trouvé la fonctionnalité) NDLA : cf. commentaire n°1. C'est dommage mais les créateurs du service ne sont toutefois pas avares de conseils et d'aides puisqu'on peut : L'ensemble des ressources en ligne est centralisé sur cette page.

Au rayon des regrets un manque qui nous semble important, celui d'un flux RSS en sortie de chaque Tada, qui comme pour Yahoo Pipes, permettrait de récupérer dans un agrégateur les contenus traités. On comprend bien la volonté des créateurs du service d'amener les internautes à venir sur la plateforme pour y mettre en oeuvre des pratiques sociales mais ça reste frustrant. Frustrant également le fait de ne pas pouvoir ajouter plus de 10 résultats par liste, je n'ai pas trouvé la fonctionnalité permettant de modifier ce nombre. NDLA : c'était bien çà.
Autre ajout qui pourrait être intéressant, celui d'une brique statistique permettant de monitorer l'activité d'un Tada ex : combien de nouveaux contenus par mois en moyenne, avec de beaux camemberts, histogrammes de fréquence et nuages de tags auxquels nous ont habitué les outils de surveillance orientés e-réputation. Enfin des fonctionnalités collaboratives permettant le travail en groupe seraient évidemment un plus.

Quqoiqu'il en soit il y a bien longtemps que je n'avais pas été aussi enthousiasmé par un outil de veille (et j'en ai testé...). Même s'il est toujours difficile de prévoir la pérennité de ce type de service je vous invite si vous êtes veilleur (et Dieu sait qu'on l'est tous de plus en plus) à investir un peu de temps dans Tadaweb. Il ne sera pas perdu, et je suis persuadé que ce service pour l'instant gratuit a de l'avenir. Reste à savoir ce que ses créateurs ont prévu en terme de rentabilisation et j'espère qu'ils voudront bien nous en dire plus en commentaire :-)
En tous les cas je souhaite longue vie à ce service de grande qualité.

Pour le test c'est par ici.


Diphur s'améliore et ... devient payant




Diphur est un service déjà ancien puisque je l'avais chroniqué en janvier 2011. Il s'agit d'un service de surveillance de pages web intéressant car il permet notamment d'être informé uniquement lorsque tel ou tel mot apparaît dans une page.

Au rayon des améliorations il faut noter qu'il propose un flux RSS spécifique pour chaque page surveillée, flux alimenté par les modifications repérées par le crawler. Ce qui, de fait, en fait un service qui permet d'ajouter des flux à des pages qui n'en ont pas initialement. C'est moins propre qu'un Feed43 mais aussi moins technique et donc fort pratique.

Ce flux existait initialement puis avait disparu dans un flux global reprenant tous les changements de toutes les pages qur vous surveilliez. Pas pratique. On le retrouve désormais sur la page de changement d'une URL surveillée : 


Trois autres nouvelles foncctionnalités sont désormais accessibles :

  • My Intel : permet de créer des requêtes booléennes sur les pages/sources que l'on a déjà monitorées pour y surveiller l'apparition de mots-clés ou expressions spécifiques
  • My groups : qui permet de partager des surveillances avec des groupes privés et d'ajouter des commentaires. Ce qui peut évidemment permettre d'appuyer un processus de veille collaborative simple
  • Surveillance de parties de pages : grace à un nouveau bookmarklet, Diphur peut maintenant surveiller une partie de page à web et non toute la page. Ca marche plutôt bien et permet de récupérer un flux RSS beaucoup plus propre que si l'on surveille une page complète.



Vous trouverez dans cette vidéo la procédure à suivre pour cela.


La moins bonne nouvelle c'est que toutes ces investissements et développements amènent Diphur à devenir payant à partir de la mi-mars.
Le service va bientôt être proposé en version mobile et ouvrir une API afin de permettre des croisements et mashups si possible intéressants (IFTTT !!).
L'email du co-fondateur du service, Rod Bennet, qui annonce ces changements et qui a été adressé aux utilisateurs donne quelques chiffres plutôt impressionnants pour un service de ce type (enfin je crois car on a peu de bases pour comparer) :
  • 150 new registrations daily
  • 30k Emails Sent daily
  • 65k RSS Feeds Accessed daily
  • 1k New Bookmarks daily
On comprend mieux alors que ses développeurs cherchent à le monétiser...

A noter également une info intéressante dans le même email: "Our user demographics analytic report shows we have 47k active users in 108 countries. Users are mostly concentrated in central Europe and mainly in France".

Quoiqu'il en soit, Diphur restera un service atypique et de qualité dans la galerie des services de monitoring en ligne et qui a clairement renouvelé le genre selon nous.

A noter que le service restera gratuit pour ceux qui ont déjà un compte mais la "date de péremption" n'est pas indiquée.

Comparatif de 12 solutions de curation


Dans le cadre du dossier sur la curation que j’ai eu le plaisir de coordonner pour la revue Documentaliste et Sciences de l’information de mars 2012 ( http://www.adbs.fr/revue-docsi-volume-49-n-1-mars-2012-dossier-la-curation-entre-usages-individuels-et-pratiques-professionnelles-115365.htm ), j’ai eu l’occasion de réaliser un comparatif de 12 solutions dont je vous propose ci-dessous quelques éléments complémentaires.

Vous pouvez aussi télécharger cet article au format PDF sur Slideshare

Plutôt que de nous concentrer sur les services dont le positionnement marketing est explicitement celui de la curation, nous avons donc choisi de « brasser large » en choisissant des services qui, à minima et sauf exception répondent à la définition proposée par la Wikipedia : « La curation de contenu (…) est une pratique qui consiste à sélectionner, éditorialiser et partager les contenus les plus pertinents du Web pour une requête ou un sujet donné ». Toutefois, cette définition oublie selon nous un élément essentiel. Si le fait de partager un flux thématique de découvertes et de montrer ainsi son expertise est une motivation forte pour le curateur, il n’en reste pas moins qu’il crée aussi ces collections pour son propre usage et utilise ces services pour leur capacité à archiver les éléments sélectionnés afin de les retrouver ultérieurement. Cette logique de personal knowledge management doit être prise en compte lorsqu’il s’agit d’évaluer des outils de curation.

Les douze solutions sélectionnées

Le choix de ces services s’est effectué sur la base de tests formels ou non, réalisés par l’auteur au fil de l’eau depuis six ans. Cette connaissance préalable a été utilisée afin de sélectionner des outils qui ne sont pas des clones les uns des autres et d’envisager ainsi les différentes facettes du concept.

Les services retenus et le positionnement qu’ils revendiquent sont les suivants :

 
Positionnement
Tarif
URL
Divers
Bagtheweb
curation
Gratuit
www.bagtheweb.com
 
Delicious

social bookmarking et curation

Gratuit.
www.delicious.com
 
Diigo
social bookmarking

Gratuit et une fonction Premium

www.diigo.com
 
Flipboard

magazine social

Gratuit
www.flipboard.com

Disponible uniquement pour iPad et iPhones

Memolane

partage de sa vie numérique, storytelling

Gratuit
www.memolane.com
 
Paper.li
curation
Gratuit
www.paper.li
 
Pearltrees
curation collaborative
Gratuit
www.pearltrees.com
 
Pinterest
curation
Gratuit
www.pinterest.com

Uniquement images et vidéos

Scoop.it
curation

Gratuit. 2 versions payantes

www.scoop.it
 
Searcheeze
curation
Gratuit
www.searcheeze.com
 
Searchteam

recherche d’information et curation sociale

Gratuit. Une version payante (Zakta.com)

www.searchteam.com
 
Storify
curation
Gratuit
www.storify.com
 

Trente-deux critères[1] répartis en sept catégories ont été retenus pour évaluer les services de curation choisis : cette partie peut peut-être faire l’objet d’un encadré

Sources : comment le service de curation est-il alimenté en informations nouvelles susceptibles d’être diffusées ?

•             Externes : le curateur choisit les éléments à partager au fur et à mesure de sa navigation sur le web

•             Internes manuelles : le curateur choisit d’utiliser certaines sources proposées par le service de curation. Il peut par exemple ajouter des flux RSS ou encore interroger un moteur de recherche généraliste (Google, Bing) à l’intérieur même du service et sélectionner les résultats à diffuser.

•             Internes via recommandations personnalisées : le curateur définit ses thèmes d’intérêt avec des mots-clés et le service lui propose des items issus de l’actualité (presse, blogs,…). Il peut également s’agir d’un algorithme de recommandation basé sur l’historique de consultation/diffusion du curateur

•             Intégration des réseaux sociaux : le curateur peut ajouter ses comptes de réseaux sociaux (Twitter, Facebook, , …) au service de curation et rediffuser des items qui en sont issus.

•             Agrégateur de flux RSS : possibilité d’intégrer son propre agrégateur en ligne, généralement Google Reader, comme source.

 

Types de contenus intégrés : quels sont les types de contenus publiés par l’outil de curation ?

•             URL
•             Images
•             Vidéos

•             Clipping web : il s’agit d’extraits de la page qui sont « découpés » par le curateur (images, textes)

•             Fichiers bureautiques : .doc, .ppt, .pdf,…

 

Livrables proposés : quels types de livrables le service de curation permet-il de diffuser ?

•             Page publique personnalisée : le curateur crée une page personnalisée et publique sur laquelle sont diffusés les éléments qu’il aura filtré.

•             Diffusion manuelle vers les médias sociaux : le service se connecte aux médias sociaux du curateur et lui permet de diffuser manuellement les items sélectionnés.

•             Diffusion automatisée vers les médias sociaux : le service se connecte aux médias sociaux et diffuse automatiquement les items que vous sélectionnez.

•             Contenu embarqué (embedded) : le contenu peut être publié sur un blog ou un site web tiers via la génération d’un code à copier-coller.

•             Email : possibilité d’envoyer un item par email

•             Création d’une newsletter : possibilité de générer une synthèse de la curation quotidienne et de la diffuser via email sous forme de newsletter

•             Flux RSS reprenant les items partagés

•             Optimisation du rendu pour smartphones, iPad,…

 
Optimisation pour un usage personnel :

•             Lecture optimisée : le service se concentre sur l’amélioration de l’expérience de lecture des sources sélectionnées (sous forme d’un magazine par exemple)

•             Utilisation mobile : l’interface de curation peut être utilisée sur smartphone, tablettes, iPhones,… (apps, widgets)

•             Catégorisation par tags

•             Autre système de catégorisation : le service propose un système de classement amélioré des éléments sélectionnés (ex : possibilité de classer par catégories, listes, groupes, bundles,…)

•             Possibilité de conserver des éléments en privé (non publics)

 

Aspect social et pratiques collaboratives :

•             Réseau social : création de profils et fonctionnalités de mise en réseau (devenir « ami » avec, suivre untel)

•             Possibilité de commenter les items publiés sur la page publique pour les lecteurs

•             Possibilité de noter ou d’approuver un item (notes chiffrées, étoiles, « like »…)

•             Curation collaborative : possibilité de créer des groupes et de mettre en œuvre une curation à plusieurs sur un même thème.

•             Curation collaborative privée : idem, avec la possibilité de créer des groupes privés

 
Editorialisation :

•             Possibilité de « pousser » un item en Une

•             Personnalisation du thème de la page publique

•             Possibilité pour le curateur d’ajouter des commentaires aux items sélectionnés

 

Moteur de recherche : présence d’un moteur permettant aux internautes de rechercher en plein-texte dans les contenus que vous avez enregistré.

 

Résultats de l’étude comparative

Les critères retenus ici permettent de sortir du positionnement marketing annoncé par les éditeurs en dressant une typologie qui tient compte des possibilités et fonctionnalités offertes par des outils variés.

Couverture des champs fonctionnels

Le cumul des critères par catégorie fait apparaître les résultats suivants :



Etonnamment, c’est Diigo, un service positionné sur le social bookmarking depuis juillet 2006 qui arrive largement en tête, nous rappelant ainsi que le filtrage et la diffusion de contenus existaient bien avant que n’arrive le terme de curation.

Les usages de la curation

Afin de rendre ces positionnements plus concrets, nous avons choisi de confronter les services retenus à trois logiques d’usages possibles en sélectionnant pour chacune les critères les plus pertinents :

Usage personnel et capitalisation :




Diffusion et partage



Curation collaborative


Couverture fonctionnelle par outils








Conclusion

Ce comparatif rend compte avant tout de la couverture fonctionnelle de ces outils. Reste à le confronter à des besoins. En effet, si l’on souhaite partager avant tout des images et des vidéos, seul Pinterest est ici vraiment pertinent. Si l’on est très mobile, il faudra choisir un service optimisé pour le système d’exploitation de son smartphone ou de sa tablette (Storify, Scoop.it, Pearltrees ou Flipboard). Autre élément non pris en compte ici, l’expérience utilisateur. Certains services particulièrement bien conçus ont un potentiel d’addiction très fort. C’est le cas de Flipboard qui, de par la fluidité de son mode magazine, s’impose rapidement comme outil d’accès à l’information, compensant de fait des fonctionnalités de curation présentes mais limitées.

On le voit, les frontières sont encore floues et les jeux ne sont pas faits. Les services de curation se multiplient et, si leur usage dans une logique informationnelle est évident, les choix à effectuer doivent être éclairés par des tests menés sans a priori sur les « familles d’outils » rencontrés. Le pire étant de croire que seuls les outils positionnés par leur éditeur comme « de curation » permettent d’en faire. Trois principes pour parvenir à ce résultat, mener un veille sur les services émergents afin de rester ouvert aux nouvelles possibilités qu’ils offrent, les évaluer sur la base de critères fonctionnels et ergonomiques et les confronter à des logiques d’usage.



[1] Certains de ces critères ont été repris du tableau comparatif de Pierre Tran. http://socialcompare.com/fr/comparison/plates-formes-de-curation-md0synr


 


Surveiller l'actualité vidéo avec les flux RSS cachés de Voxalead




Voxalead est un moteur de recherche pour l'actualité vidéo que je trouve génial. Un véritable bijou de technologie à la portée de tous en fait. Non content de faire de la reconnaissance vocale sur les grandes chaînes TV et radios d'actualités en 9 langues (dont le chinois, l'arabe et le russe), il applique également une technologie de reconnaissance et de cartographie d'entités nommées particulièrement efficace.J'avais dans un précédent billet expliqué comment il était possible de mener une veille sur ce moteur de manière un peu artisanale. En fouillant à nouveau aujourd'hui pour préparer une formation à venir, je me suis aperçu qu'il était possible de récupérer très simplement des flux rss par mots-clés. La recette est simple :

  1. lancer votre recherche dans le moteur
  2. copier l'url de la requête dans votre agrégateur de flux
    • http://voxaleadnews.labs.exalead.com/search/?q=%C3%A9lections&lr=&r=&date=&l=fr
  3. avant de l'enregistrer supprimez le "/" après le mot "search" et ajoutez ".rss" comme indiqué ci-dessous :
    • http://voxaleadnews.labs.exalead.com/search.rss?q=%22%C3%A9lections%22&lr=&r=&date=&l=fr
C'est fait :-)

Lancement de l'Univers de blogs Outils Froids. Round 1 : sources et contenus en intelligence économique


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Je pose aujourd'hui la première pierre d'un projet que je mûrissais depuis longtemps, celui d'un "univers" de blogs qui me permettrait de diffuser et surtout de mieux capitaliser ce que je découvre au jour le jour sur internet. Bien sûr c'est déjà l'objectif d'Outils Froids mais mon blog trouve ici ses limites puisque j'y mêle à la fois des billets détaillés et les découvertes évoquées ci-dessus via les . Or ces derniers me semblent de plus en plus difficiles à exploiter. Ils sont trop lourds et leur capitalisation trop faible, ce qui limite leur "trouvabilité" (searchability disent les ricains) et donc la possibilité de tirer profit de leurs contenus.

J'ai décidé d'utiliser une autre approche qui est d'intégrer automatiquement ces contenus dans une série de blogs thématiques qui déclineront les sujets qui m'intéressent (et vous aussi :-)
J'ose à peine employer le terme de curation puisque les icebergs ne sont rien d'autre que cela depuis plusieurs années. Si on lit ce qui se dit ici et là sur ce thème, c'est pourtant bien de cela dont il s'agit.

Après avoir testé quelques services de curation j'ai décidé de rester sur de l'"old school". En effet, ils ne proposent pas ou pas suffisament les fonctionnalités dont j'ai besoin. C'est donc la plateforme que je connais le mieux, Viabloga, que j'ai utilisé pour cela. (Le génial) Stéphane Gigandet y a ajouté de nombreuses possibilités qui permettent cet enrichissement quasi automatique de l'information que j'y envoie, notamment grâce à la transformation de certains mots en mots-clés (tags). Par ailleurs ce choix répond à une préoccupation de pérennité car ce travail de veille est de longue haleine et je voulais éviter les solutions créées à la hâte suite au buzz sur la curation.

Or donc, je déclare officiellement ouvert le blog Sources & contenus - Intelligence économique, dont l'objectif est de diffuser l'information que je sélectionne et de permettre de la retrouver via :
  • le moteur de recherche interne (qui sera peut-être remplacé à terme par Google site)
  • les mots-clés, catégorisés par couleurs
    • Sources (comprendre une source d'information utile sur la thématique IE) : rouge
    • Contenu (contenu informationnel utile sur l'IE) : rouge
    • Type de contenu (articles, évènements, compte-rendus,...) : bleu
    • Couverture géographique (France, Japon, USA, Chine, ...) : vert
    • il est possible que d'autres familles de mots-clés apparaissent, notamment des sous-thèmes
Vous pouvez vous abonner à ce blog via :
  • un flux RSS (fourni par Feedburner)
  • une newsletter (fournie par Feedburner aussi)
  • un compte Twitter (alimenté par Feedburner parce qu'il n'y a pas de raisons :-) Finalement non.
Ce blog thématique est le premier d'une série qui en comportera de nombreux autres. A venir :
  • Veille (évidemment)
  • Recherche sur internet
  • Collaboration sur internet
  • Entreprise 2.0
  • E-réputation
  • Autour des flux RSS
  • Influence
  • Cartographie automatique d'informations, visualisation de données
  • et tous les thèmes que vous trouvez habituellement traités dans les et les
Vos premiers pas dans l'Univers Outils Froids commence sur la planète Sources & contenus - Intelligence économique



Un service de veille a t-il intérêt à effectuer la veille e-réputation de son entreprise?




La gestion de la réputation numérique que j'évoquais dès février 2006 a été reçue par de nombreux acteurs pour ce qu'elle est : une nécessité.
Concrètement elle passe par la mise en place d'un dispositif socio-technique intégrant des outils de veille spécifiques aux périmètres et aux modalités de surveillance variés : du tout artisanal et gratuit au tout intégré payant. Reste cependant un point commun à ces choix possibles : le temps de traitement qu'ils nécessitent et la disponibilité qu'ils requièrent de la part des veilleurs qui en ont la charge. En effet, l'objectif d'une veille sur la réputation numérique est de repérer les contextes de crise potentiels afin de les désamorcer au plus vite. Or, l'internaute qui met en ligne une vidéo prouvant (ou semblant prouver) la nullité des produits d'une entreprise ne le fait pas forcément durant les heures où travaillent les honnêtes gens. En conséquence de quoi les veilleurs e-réputation subissent une pression bien supérieure aux veilleurs dits classiques qui, certes, doivent éviter de passer à côté du dernier mouvement stratégique de leurs concurrents, mais pour qui les alertes d'urgence restent une exception.

Il se trouve que l'e-réputation à la cote et que nombre d'étudiants sortant d'un cursus de veille y trouvent un emploi (ou y prolongent leur stage...). Tant mieux (quoique). 
La question qui me taraude est de savoir si les spécificités et méthodes propres à la veille e-réputation ne vont pas déteindre sur celles de la veille traditionnelle. La notion de temps-réel inhérente à la première entraîne en effet un caractère d'urgence dans le traitement qui ne doit pas être celui de la seconde. Mais un décideur peut-il voir cette nuance et comprendre que son service veille n'a pas vocation à faire de la veille e-réputation, ou seulement à la marge, ou encore en embauchant quelqu'un qui ne fera que cela ?

A l'instar de la veille brevets ou juridique, la veille e-réputation est de plus en plus un métier spécialisé proche des fonctions de communication et marketing. Il s'agit toutefois d'un type de veille parmi d'autres, à coordonner comme les autres et si le service veille n'a pas vocation à faire la veille e-réputation (sauf je le répète s'il se renforce expressément pour cela) il a en revanche à être en relation directe et permanente avec ceux qui la font et à coordonner les efforts de tous pour que les veilles menées à différents niveaux de l'organisation se fertilisent.
Ces activités de coordination et d'animation sont un des fondamentaux du métier de veilleur, un savoir-faire (à distinguer des qualités), tout comme le fait de pouvoir mettre en place des surveillances de pages web, de produire des livrables de qualité et d'effectuer un minimum d'analyse sur les informations captées. Un service de veille qui voudrait effectuer une veille e-réputation en interne pourrait rapidement être débordé par les remontées d'informations issues notamment des réseaux sociaux et ne plus avoir la capacité de mettre en oeuvre ces fondamentaux.

La veille e-réputation est essentielle à une organisation mais les services de veille traditionnels qui veulent s'y lancer doivent sérieusement envisager les contraintes auxquelles ils vont s'astreindre avant de le faire.

ICOMTEC - 2011 - veille Mexique, Afrique du Sud et Indonésie




Cela fait plusieurs années que je fais travailler les étudiants du Master intelligence économique et communication stratégique de l'Icomtec sur des projets ayant vocation à avoir une certaine visibilité sur le web. Il peut s'agir de blogs (dont certains ont maintenant dépassé Outils Froids en popularité) ou encore, comme l'an dernier, de la rédaction et de la diffusion du Livre blanc des méthodes d'analyse appliquées à l'intelligence économique
Si habituellement les thèmes traités ont un rapport avec l'un des multiples éléments constitutifs de l'intelligence économique j'ai décidé cette année de proposer aux étudiants un travail un peu différent. Ils doivent en effet jouer le rôle d'un agence d'aide et de conseil à l'investissement dans un pays étranger. Concrètement ils doivent dans un premier temps faire connaître leur (début) d'expertise en effectuant une veille sur ces pays et en diffusant les informations qu'ils jugent pertinentes. Dans un deuxième temps ils doivent rendre un rapport sous la forme d'une analyse PESTEL sur le pays étudié.

Voici pour chaque groupe les services sur lesquels vous pouvez suivre leur veille:

Afrique du sud :


Indonésie :
Mexique :
  • Un blog est en préparation et sera ouvert le 14 mars. J'en reparlerai à ce moment-là. (A l'attention des étudiants, ne tardez pas...).
C'est parti.


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