Publiée sous le titre « Transformer la nation américaine en « République technologique ». Une lecture d’Alex Karp », l’analyse prolonge la lecture-synthèse d’Anne Dias, parue dans Le Grand Continent, de The Technological Republic d’Alex Karp, PDG de Palantir. Elle en retient la thèse : une alliance étroite entre souveraineté étatique et puissance technologique, en rupture avec une Silicon Valley qui s’est crue apolitique, au nom d’un patriotisme technologique où les projets s’inscrivent dans une logique nationale et collective. L’intelligence artificielle y est un levier stratégique comparable à l’arme atomique, à intégrer lucidement aux choix politiques et militaires.
L’auteur relève aussi la défense du débat d’idées contre le relativisme (la dissension comme moteur de performance) et l’appel à une Europe qui dépasse son attentisme stratégique, renoue avec la culture du risque et se dote d’une stratégie de puissance. Il qualifie ce positionnement d’assumé, de clivant et d’ancré dans une vision où technologie et souveraineté sont indissociables. Texte publié dans Veille Magazine, avec la présentation de l’ouvrage.