L’article retrace dix ans de transformations des pratiques de veille : plateformes intégrées des années 1997 à 2000 (Périclès de Datops, Information Miner d’Arisem, Aperto Libro d’Inforama), logiciels abordables (Copernic 1999, eCatch Pro), agents « push » (MyYahoo, Net2One, Marimba), puis désillusion sur les « agents intelligents » et découverte du web invisible. Il identifie trois moteurs du changement : le web 2.0 né en 2005 (social bookmarking, réseaux sociaux, social news), qui permet de profiter de la veille des autres, les flux RSS, et les tablettes et smartphones, plus vendus que les PC en 2011 selon Deloitte, qui font de la veille un besoin de métiers transverses (community managers, journalistes, chercheurs).
Il décrit ensuite la multiplication des sources, qui impose de substituer la validation de l’information à celle de la source, les big data annoncées par Ian Ayres dans Super crunchers, les outils de surveillance des médias sociaux (Sindup, Alerti, Mention, Digimind), le suivi d’experts via Tweetdeck ou Hootsuite, la curation (Scoop.it, Storify, Feedly) et les RSE (Jamespot Pro, Knowledge Plaza, Yoolink Pro), propices à l’approche « target centric » de Robert Clarke. Il conclut que le métier de veilleur est en évolution permanente et que s’arrêter, c’est reculer.