L’article plaide pour que les professionnels de la veille cessent d’ignorer Twitter : l’étude Semiocast compte plus de 5 millions d’utilisateurs en France en 2011 et 520 millions dans le monde, et Evan Williams, cofondateur, y voit un réseau d’information plus qu’un réseau social. L’auteur écarte l’objection du simple divertissement pour ados ou geeks en rappelant que de nombreux experts y diffusent une veille de qualité. Il distingue le suivi de comptes (le « bain informationnel », où retweets et doublons indiquent la popularité), la veille radar par alertes sur mots-clés et la veille ciblée sur des utilisateurs repérés par sourcing, à brancher sur un agrégateur de flux RSS, Twitter ne proposant plus de flux par requête depuis 2011.
Pour trouver des personnes à suivre, il recense Wefollow, Twellow, Listorious, Followerwonk et Klout. Il présente ensuite deux clients de médias sociaux gratuits : Tweetdeck, racheté par Twitter pour 50 millions de dollars et organisé en colonnes (abonnements, retweets, mentions, favoris, requêtes par mots-clés), et Hootsuite, avec onglets thématiques, flux par personne et par mot-clé, listes Twitter, Facebook, LinkedIn et Google+. Il avertit que tous ces outils dépendent de l’API de Twitter, que l’entreprise pourrait remettre en cause.