L’auteur relit une communication présentée au congrès de la 3AF en 2002 par un groupe de travail de veilleurs professionnels, qui n’a presque pas vieilli et résume les paradoxes du métier : être communicatif pour assurer sa visibilité tout en respectant la confidentialité, être généraliste tout en dialoguant avec des spécialistes, chercher des informations pertinentes sans toujours savoir si elles le sont, apporter de la nouveauté dans un monde qui n’aime ni changer ni prendre de décisions à risques, produire vite quand les produits élaborés demandent du temps. La surveillance des réseaux sociaux n’avait pas encore émergé.
Les auteurs donnent des conseils tirés de leur vécu, comme réécrire la fiche de poste pour que les décideurs n’aient pas une vision fantasmée du veilleur, et appellent à la patience, le veilleur recevant rarement un retour sur l’utilité de l’information transmise. Leur conclusion tient en cinq points : faire reconnaître la mission et ses bénéfices, accepter avec humilité et ténacité l’absence de pouvoir de décision, être force de proposition dans une équipe projet, s’adapter aux demandeurs (ratisser large ou creuser un sujet), couvrir le long terme comme l’urgent. Texte à lire sur Outils Froids.