Dans la proposition d’article remise à la rédaction, l’auteur part d’une veille en adaptation permanente (thématiques, sources, travail collaboratif, web 2.0, cloud) pour soutenir que l’intelligence artificielle, en particulier l’apprentissage automatique, aura bientôt un impact direct à chaque étape du cycle de la veille. Il recense des fonctions déjà présentes dans des plateformes : knowledge mining et traitement du langage pour faire émerger des axes de veille, crawling intelligent pour repérer et classer les sources, puis, surtout au stade du traitement, traduction et résumé automatiques, détection d’entités nommées, speech-to-text, détection de fake news, reconnaissance d’éléments dans des vidéos, modèles de langage de type GPT-3 et briques low code/no code comme Power Automate de Microsoft.
Il y pose ensuite les questions que cela soulève : le cycle de la veille garde-t-il un sens quand l’IA répond en temps réel aux besoins de chacun, que reste-t-il au veilleur, l’analyse est-elle la seule phase qui résiste faute de contexte, le métier va-t-il se fragmenter entre veilleurs sans moyens et veilleurs devenus analystes, la « boîte noire » crée-t-elle des angles morts comme les bulles de filtre ? Il annonce un panorama des fonctionnalités chez les éditeurs et les nouveaux entrants, une étude des usages des veilleurs, puis des pistes d’accompagnement de la transformation de leur rôle.