En 2012, l’auteur fait le point sur les réseaux sociaux d’entreprise (RSE), inspirés du web 2.0 et installés dans les systèmes d’information depuis quatre ans : l’adoption passe de 23 % en 2008 à 50 % en 2011 selon McKinsey, un tiers des entreprises françaises en seraient dotées selon Voirin Consultants, mais 66 % prévoient de s’équiper. Quatre familles d’acteurs peuvent porter ces projets (collaborateurs, responsables métier, DSI, direction générale), tandis que les salariés tirent les usages avec des services grand public (le partage de fichiers de type Dropbox apparaît dans 92 % des cas d’une étude américaine), d’où une ouverture raisonnée des réseaux internes.
Les RSE déplacent le knowledge management, qui « ne dit plus son nom » : on ne gère plus la connaissance mais les « connaissants » et leurs relations, l’information devenant un flux plutôt qu’un stock, et la recherche d’experts par profils riches étant la fonctionnalité la plus attendue. Les freins sont réels (identité numérique, sécurité, crainte d’un aplatissement de la hiérarchie, silos hérités de projets menés sur des outils différents). L’auteur plaide pour une instance de gouvernance de l’information (records management, taxonomies) sans volonté de contrôle absolu : la logique de l’ingénieur coûte cher dès qu’elle veut intégrer celle du bricoleur.