Panorama de l’offre : un tableau de Pierre Tran recense une cinquantaine de services de curation, et la cartographie de Robin Good près de deux cents, dans un contexte propice (croissance des données non structurées, mobilité, informatique en nuage). L’auteur choisit de « brasser large » : des services qui répondent au moins à la définition de la Wikipédia, en y ajoutant l’usage personnel (archiver pour retrouver, logique de gestion des connaissances personnelles). Il compare douze solutions retenues après six ans de tests, pour éviter les clones : Bagtheweb, Delicious, Diigo, Flipboard, Memolane, Paper.li, Pearltrees, Pinterest, Scoop.it, Searcheeze, Searchteam et Storify.
La grille compte 32 critères en sept catégories (sources, types de contenus, livrables, usage personnel, aspect social, éditorialisation, moteur de recherche). Le comparatif mesure la couverture fonctionnelle, à pondérer selon les besoins : pour des images et des vidéos, seul Pinterest convient ; en mobilité, Storify, Scoop.it, Pearltrees ou Flipboard. L’expérience d’usage n’est pas mesurée. Le pire serait de croire que seuls les outils étiquetés « curation » permettent d’en faire. Trois principes : veiller sur les services émergents, les évaluer sur des critères fonctionnels et ergonomiques, les confronter à des logiques d’usage.