La présentation commence par les définitions (le curator, commissaire d’exposition ; Robin Good ; la Wikipédia) et ajoute ce qui manque selon l’auteur : partager un flux thématique de découvertes montre l’expertise du curateur, d’où un enjeu d’e-réputation, et l’usage individuel pour archiver relève du personal knowledge management. Elle retrace l’historique (le « digital curator » de Steve Rubel en 2008, le « newsmastering » de Robin Good, un terme plus ancien en recherche pour nettoyer des données, Curation Nation en 2011, son arrivée en France en 2010) et rappelle que les pratiques sont anciennes, avec le signet social. Cadrage : le problème n’est pas la surcharge mais l’échec du filtre, et la curation installe des filtres humains qui repèrent, ordonnent, hiérarchisent et éditorialisent.
Elle présente des services (Diigo, Scoop.it, Pearltrees, Storify…), compare douze solutions de curation du web sur 32 critères (sources, contenus, livrables, usage personnel, aspect social, éditorialisation, recherche), puis des organisations, où la plupart des réseaux sociaux d’entreprise permettent déjà la curation interne. Que faire des curateurs ? Le service de veille et de documentation devient coordinateur et « agrégateur » des efforts de tous : il forme, anime des communautés d’intérêt et retrouve le rôle d’animateur qu’il avait quand la veille se pratiquait sur le terrain.