L’auteur dit tenir Outils Froids depuis juillet 2003 et Travailleur du savoir depuis septembre 2008. Outils Froids a d’abord été conçu comme une base de connaissance personnelle de veilleur, rendue publique car partager ses savoirs n’a rien à perdre ; il a toujours eu une préoccupation professionnelle plutôt que technologique : on y parle du web 2.0 parce qu’il sert cette cause. Quatre objectifs : un outil pour son travail, une mémoire additionnelle ; faire connaître les métiers de la veille, de l’intelligence économique et du KM ; traiter ces sujets de façon concrète et pédagogique, car tous les travailleurs du savoir doivent désormais veiller ; une vitrine de ses compétences.
Sur l’avenir, le web 2.0 n’en a pas « en tant qu’expression » : c’était une manière de nommer en 2005 quelque chose qui bougeait ; parler de web 3.0 relève de la prophétie qu’on voudrait autoréalisatrice. Le web 2.0, ce sont des « moyens de participation massifs » qui ont changé la formation des opinions et des décisions, désormais dans le dialogue et la coconstruction ; la prospective y prend des allures de prophétie, et c’est un auteur à la William Gibson qu’il faudrait, « mais s’il existait le reconnaîtrait-on ? ». Dernier mot : il est bon de savoir s’arrêter.