Les diapositives suivent quatre temps. Un rappel : la veille fonctionne depuis longtemps en réseau (méthode Puzzle de Humbert Lesca pour l’analyse collaborative, animateur de réseau plutôt que structure centralisée). Puis la rupture 2.0 : les outils sociaux apportent des solutions à des problèmes personnels (classer ses favoris, archiver, retrouver, diffuser) et collectifs (faire circuler, capitaliser, enrichir par les avis de chacun). Puis l’idée qu’il faut exploiter l’informel : selon une étude de Global Intelligence Alliance (2009, 150 personnes), les échanges entre professionnels sont ce que les veilleurs valorisent le plus, et selon l’Economist Intelligence Unit (2007), l’information dont les cadres ont besoin est non codifiée dans 65 % des cas.
Les risques : tout employé a vocation à faire de la veille avec des outils simples, veille formelle et informelle peuvent coexister, et les services de veille risquent de travailler pour eux-mêmes. Les opportunités : en être les instigateurs avec la DSI, animer sur la durée un réseau de capteurs (un métier « parfois oublié »), suivre des indicateurs, consacrer plus de temps à l’analyse pour que le réseau social ne se réduise pas à la somme des contributions, et co-construire une vision du marché enrichie des connaissances de chacun.