L’article part d’un constat : moins de 30 % des TPE-PME ont mis en place un dispositif de veille, alors que la mondialisation et le numérique font venir les concurrents de là où on ne les attend pas (la voiture sans conducteur de Google, Uber, Airbnb, la blockchain). Christophe Deschamps y est cité : seule une surveillance des domaines susceptibles d’impacter l’activité (concurrentiel, technologique, juridique) permet de voir ces bouleversements et de s’y adapter ou de tenter de les contrer par des actions d’influence. D’autres professionnels (Médiaveille, Veille Conseil, L’Œil au Carré, Bureau van Dijk) insistent sur la stratégie avant la collecte : derrière une veille, il doit y avoir une question.
L’article distingue la collecte, le tri, l’analyse et la diffusion, la surveillance du web, des extensions gratuites aux plateformes à plusieurs milliers d’euros par an, et souligne que des entreprises françaises passent chaque année 1 h 30 de plus à collecter et 1 h 30 de moins à analyser. L’auteur y défend le dispositif humain autour des outils (veilleurs épaulés par un réseau d’experts) et, en fin d’article, la distinction entre information ouverte, grise et noire, celle-ci relevant de l’espionnage industriel et non de l’intelligence économique. L’article cite des extraits de l’entretien que l’auteur a ensuite publié en entier.