Demandé par Le Nouvel économiste, qui n’en a repris que des extraits dans un dossier de novembre 2016, l’entretien est paru ici en intégralité ; selon l’auteur, le journal avait renoncé à le publier faute de publicité autour du thème. Six questions. Pourquoi la veille concurrentielle est essentielle (des concurrents inattendus : voiture autonome, Uber, AirBnB, SpaceX, blockchain), et suppose d’en évaluer les conséquences. Quels types de veille privilégier : aucun en soi, l’essentiel est de les aligner sur la stratégie. Quelle place pour les réseaux sociaux : ils ont souvent remplacé la veille de terrain, à tort, et la veille d’image ne doit pas être dissociée de la veille stratégique.
Les trois autres questions portent sur les outils (de l’extension gratuite à la plateforme à plusieurs milliers d’euros, mais ce qui compte est le dispositif humain, experts internes et analystes, qui co-construit une vision partagée du marché), sur la frontière avec l’espionnage industriel (la définition du rapport Martre de 1994 : information ouverte, captée par des moyens légaux, analysée, mise à l’épreuve d’hypothèses) et sur l’interne ou l’externe : jamais un prestataire ne comprendra aussi bien vos besoins, même si certaines veilles (brevets, réseaux sociaux en temps réel) se délèguent mieux. La veille n’est pas une science de l’ingénieur mais de l’ingénieux.