Le billet part de la gestion de la réputation numérique « évoquée dès février 2006 », devenue une nécessité, et pose une question d’organisation : un service de veille traditionnel doit-il se charger de la veille e-réputation ? Celle-ci vise à repérer des contextes de crise pour les désamorcer. Elle impose une réactivité (une vidéo accablante ne se publie pas aux heures de bureau) et une pression supérieure à celle de la veille classique, où l’alerte urgente reste l’exception.
La crainte exprimée est que les méthodes de la première (temps réel, urgence) déteignent sur la seconde, et qu’un décideur ne voie pas la nuance. À l’image de la veille brevets ou juridique, la veille e-réputation devient un métier spécialisé proche de la communication et du marketing. Le service de veille n’a pas vocation à la faire, sauf à se renforcer expressément, mais à rester en relation permanente avec ceux qui la font et à coordonner l’ensemble. Coordination et animation, avec la mise en place de surveillances, la production de livrables et un minimum d’analyse, sont des fondamentaux du métier qu’un afflux de remontées issues des réseaux sociaux pourrait faire passer au second plan.