Pourquoi la réputation numérique devrait-elle devenir un enjeu central ? Parce que la multiplication des sources oblige à savoir qui donne des informations fiables. Le billet part du constat d’Alexandre Serres (URFIST de Rennes) sur la difficulté d’évaluer ce que l’on trouve sur Internet, et propose de renoncer à l’idée que toute information puisse être évaluée rationnellement (Dave Snowden, biais cognitifs, grilles de cotation du renseignement). Il défend un traitement décentralisé : pointer une information que l’on ne sait pas qualifier, c’est la confier à d’autres qui en auront les moyens.
Il passe ensuite en revue les systèmes de réputation existants, des places de marché entre particuliers aux réseaux sociaux professionnels, dont Alain Lefebvre juge les témoignages de tiers peu fiables. Il esquisse enfin des indicateurs possibles : classement dans Google, citations dans les services de signets partagés, liens entrants, interventions sur des listes de discussion, nombre de contacts. Présenté par son auteur comme le premier billet francophone sur le sujet, il le jugeait lui-même succinct au regard de ce que le thème est devenu.