Hors'Piste
Bon je déborde rarement du cadre pro mais là je vais faire une exception pour Matt Rach (que j'ai moi-même découvert sur Presse-Citron , merci Eric).
Il s'agit d'un jeune guitariste (électrique) français virtuose. Il est actuellement en lice pour le concours international Guitar Idol qui devrait lui permettre de jouer en première partie de Joe Satriani à Londres le 14 juin prochain. Il était premier (devant des centaines d'autres candidats) jusqu'à voilà 3 jours mais il est maintenant dépassé de quelques votes par un autre (excellent guitariste faut-il le dire). Pour le vote c'est par ici.
Vous pouvez le découvrir sur sa page Youtube mais le mieux c'est encore de vous le faire écouter.
Votez MattRach!
Spectra, l'interface de news graphique de MSNBC
Outils Cartographie D'Information
Spectra est une interface graphique de lecture de news lancée récemment par le portail d'information de MSN. Elle est plutôt réussie et mérite qu'on s'y arrête un peu.
Après avoir lancé l'appli (en Flash) la première étape consiste à choisir les chaînes que vous voulez afficher. Il s'agit des catégories habituelles d'MSN, Top Headlines, U.S. News, World News,... En fait vous choisissez d'afficher des sous-catégories présentes dans ces catégories principales :

A chaque choix effectué les articles de la sous-catégorie se mettent à voltiger en rond au centre de l'interface (orbital view).

Le curseur gris vous permet de faire défiler les articles et ouvre l'image ou la video qui lui est associé :

Quatre boutons gris sur le côté droit vous permettent de :
- modifier le type de représentation
- lancer votre caméra numérique afin de discuter de l'info avec un tiers
- filtrer le texte de votre sélection d'articles afin de ne faire apparaître que ceux qui intègrent votre mot-clé
- collecter des articles pour les lire plus tard
- classer vos articles par date de publication plutôt que par catégories
"Who's website like" un service qui fait ce qu'il dit
Outils Recherche Web Divers
Who's website like est un nouveau service en bêta qui ne mérite pas qu'on en fasse des tonnes mais fait bien ce pour quoi il a été conçu, ce qui est déjà pas mal. Et que fait-il? Il recommande des sites similaires à ceux que vous lui indiquez.
Comme je fonctionne beaucoup à coup de "tiens çà me rappelle ce truc qui faisait çà, comment çà s'appelait déjà, et même que dedans il y avait aussi une fonctionnalité qui me rappellait ce plugin pour Firefox dont j'ai oublié le nom mais ça me reviendra dès que j'y penserai plus,..." c'est exactement le genre de service qui m'est utile. D'ailleurs en 72h et alors que je l'avais initialement rangé dans les trucs à replacer dans un futur Iceberg, je m'en suis servi au moins une dizaine de fois avec succès.
Il n'y a rien de bien nouveau sous le soleil avec ce service puisqu'Alexa fait cela depuis longtemps ainsi que l'opérateur related: de Google, sans parler de similicio.us, alors pourquoi utiliser celui-ci? Euh... parce qu'il est tout bête simple et donne selon moi de meilleurs résultats que les autres, ce critère restant toutefois très subjectif je vous l'accorde.
Aucune info sur la manière de calculer la similarité mais comme ça fonctionne pas trop mal...
12Manage, l'incontournable portail du management
Ressources Management
J'avais évoqué il y a déjà longtemps l'excellent portail 12manage entièrement consacré au management. J'y suis retourné récemment et il s'est encore bonifié avec le temps. Jugez en vous-même :
- il est maintenant traduit en français ainsi qu'en une douzaine d'autres langues
- il propose des centaines de pages thématiques dans douze catégories (dont Marketing, Gestion des connaissances, Stratégie,...)
- chaque page thématique dispose de son propre mini-forum de discussion
- il propose un dictionnaire du management de plus de 1500 entrées (termes, personnes, acronymes,...)
- moteur de recherche de séminaires et formations (pas très complet il faut le dire)
- une newsletter gratuite
20 nouvelles invitations pour Twine
Infos Outils Froids
Je dispose de 20 nouvelles invitations pour Twine. Si vous êtes intéressé merci d'envoyer un email à christophe.de[a]gmail.com.
99 ressources pour "attaquer" le web invisible
Ressources Web Invisible - Ressources Recherche Web Divers
Vous trouverez sur cette page une longue liste de ressources permettant de chercher dans le web plus ou moins invisible. L'intérêt vient du fait que l'article a été rédigé en février dernier et que ces ressources sont donc récentes. Elles sont classées selon cinq types:
- moteurs de recherche
- bases de données (spécialisées)
- catalogues de ressources (généralistes)
- annuaires (que je ne distingue pas bien des précédents)
- "social medias" (Stumble Upon, Digg(?), ...)
- guides (how-to)
Et depuis DADI (dont beaucoup de liens sont malheureusement périmés) quoi de neuf sur ce sujet sur le web francophone.
Analyse de 6 définitions du Personal Knowledge Management
Personal Knowledge Management - Ressources Knowledge Worker
Voici un tableau que j'ai établi récemment dans le cadre d'un ouvrage que je prépare sur les travailleurs du savoir et l'entreprise 2.0. Il reprend les six definitions du PKM qui me semblent les plus riches.
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Auteur(s) |
Fonction(s) |
Date |
Définition |
|
Jason Frand & Carol Hixon |
Enseignants-chercheurs à l’Université d’Anderson, UCLA. (US) |
1999 |
Le PKM est « un cadre conceptuel pour organiser et intégrer l’information que nous, en tant qu’individus, jugeons importante, afin d’en faire une partie de notre base de connaissances personnelle. Il fournit une stratégie pour transformer ce qui pourrait être des bribes d’information aléatoires en quelquechose qui puisse être appliqué systématiquement et qui étende notre connaissance personnelle. »[1] |
|
Paul A. Dorsey |
Professeur-associé à l’Université de Millikin. (US) |
2000 |
Le Personal Knowledge Management doit être vu comme un ensemble de techniques de résolution de problèmes qui ont une composante logique et conceptuelle autant que physique et pratique. [2] |
|
Steve Barth |
Journaliste spécialisé en informatique collaborative, consultant et chercheur[3] |
2000 |
Version courte : Le Personal Knowledge Management c’est prendre la responsabilité de ce que vous savez, de qui vous connaissez et de ce qu’ils savent. Version longue : Le Personal Knowledge Management met en jeu un ensemble de techniques et d'outils relativement simples et peu coûteux que chacun peut utiliser pour acquérir, créer et partager la connaissance, étendre son réseau personnel et collaborer avec ses collègues sans avoir à compter sur les ressources techniques ou financières de son employeur.[4] |
|
Mick Cope |
Consultant et auteur de nombreux ouvrages[5] |
2000 |
Mick Cope parle lui de gestion du Personal Capital. Il explique toutefois que ce dernier est constitué par les connaissances de chacun. Il nous semble donc que sa définition doit être prise en compte : Le capital personnel a trois dimensions. La première est que nous disposons d’un stock de connaissances à la fois tacites et explicites. La seconde dimension est la manière dont nous acquérons et vendons notre connaissance comme une forme de monnaie. Ceci peut se rapporter à la manière dont nous nous comportons, pensons, ressentons (…). Finalement, à mesure que la connaissance s’écoule à l’intérieur et en dehors de nous, nous faisons des choix sur la manière dont elle peut être traitée[6]. |
|
Eric Tsui |
Professeur de KM à la Hong Kong Polytechnic University |
2002 |
Le PKM est un ensemble de procédés dont un individu à besoin pour mener à bien la collecte, le classement, le stockage, la recherche et l'extraction de connaissances dans ses activités quotidiennes. Ces activités ne se limitent pas aux tâches liées au travail et à l'entreprise mais incluent aussi ses intérêts personnels, ses hobbies, ses activités familiales et ses loisirs. |
|
Lilia Efimova |
Doctorante à l’Intsituut Telematica (NL) |
2004 |
Le PKM est un “mix” d’activités contribuant à l’efficacité personnelle dans un environnement à forte intensité de connaissance (knowledge-intensive environment). Il ne s’agit pas seulement de la création, du partage, de l’acquisition et de l’application de la connaissance, mais également d’activités supplétives. Le développement de l’efficacité personnelle est rendu possible par la confiance et la compréhension partagée entre les personnes impliquées. Pour un individu cela implique la nécessité d’établir et de maintenir un réseau personnel pour garder la trace de ses contacts et conversations et pour faire des choix quant aux communautés à rejoindre.[7] |
Afin de mieux saisir ce qui fait l’unité de ces définitions j'ai ensuite utilisé Tagcrowd pour faire un calcul de fréquence des mots qu'elles contiennent et les présenter sous forme d’un nuage de tags. Comme Tagcrowd ne gère pas le français j'ai donc utilisé pour cela les définitions initiales en anglais. Je précise également que j'ai retiré les mots-clé PKM, knowledge et personal dont la présence, évidemment très forte, écrasait les termes associés.

L’interprétation d’un nuage de tags n’est jamais évidente puisque c’est bien le contexte initial de chaque mot qui lui confère un sens. Une fois conscient de la valeur relative de cet outil, il est toutefois intéressant de l’utiliser comme on le ferait d’une scène de crime pleine d’indices à interpréter. Ainsi on observe ici que le mot utilisé le plus fréquemment est activities (cinq occurrences), mettant ainsi l’accent sur l’aspect éminemment pratique, voire « terrain », du PKM. Viennent ensuite à égalité acquire et share (trois occurrences). Cela met en avant deux des points-clés de cette « discipline », l’acquisition de données, informations et connaissances, qui s’effectue à un niveau individuel, et le partage des ressources ainsi collectées.
Viennent ensuite plusieurs mots-clés répétés deux fois. Arrêtons nous sur trois des plus inattendus :
- Choices : souligne le fait que les travailleurs du savoir sont, jusqu’à un certain point, libres de leurs choix et que le bon déroulement de leur carrière dépend beaucoup d’eux-mêmes
- Conceptual : indique les efforts effectués pour théoriser une pratique bottom-up
- Feel : met en avant une dimension généralement oubliée dans le monde du travail celle des sentiments et de l’intelligence émotionnelle.
On peut aussi adopter ici une approche « en négatif » et remarquer la surprenante absence de mots-clés tels que "tools" et "technology". Cela m'amène à la conclusion que pour ces six auteurs le KM, même dans sa variante personal, est plus une affaire de personnes que de technologies.
S’il est évident que ces dernières rendent possibles des actions telles que collaborate, mix, organize, rely, retrieve ou encore store (Cf nuage de tags), ne pas les nommer est une manière d’affirmer que les modalités de leur mise en œuvre et les fonctionnalités qu’elles proposent ont beau être nombreuses et évolutives, leur choix dépend finalement des individus. Elles forment une boîte à outils dans laquelle chaque travailleur du savoir pioche en fonction de besoins purement contextuels.
Il faut d’ailleurs souligner que ces définitions, notamment les plus anciennes, sonnent beaucoup mieux à l’ère du web 2.0 qu’au moment de leur diffusion. Ce qui pouvait alors ressembler à des prophéties auto-réalisatrices s’étant mué entre-temps en évidence avec l’arrivée des blogs, wikis, folksonomies et autres services du web social.
[1] Jason L. Frand & Carol Hixon, Personal Knowledge Management: Who, What, Why, When, Where, How?, 1999. http://www.anderson.ucla.edu/faculty/jason.frand/researcher/speeches/PKM.htm
[2] Paul A. Dorsey, What is PKM?, séminaire, Université de Milikin, 2000. http://www.millikin.edu/webmaster/seminar/pkm.html
[3] Il a notamment travaillé dans l’équipe de Dave Snowden chez IBM.
[4] Steve Barth, The power of one, Knowledge Management Magazine, Décembre 2000.
[5] Et notamment, Know your value? Value what you know, Financial Times/Prentice Hall, 2000.
[6] Mick Cope, Manage your knowledge, not your time,
[7] Lilia Efimova, Defining personal knowledge, billet paru sur son blog personnel, 2004. http://blog.mathemagenic.com/2004/09/06.html#a1332





