Le billet raconte comment est né le livre Le nouveau management de l’information : l’idée a quatre ans, l’écriture deux. Elle vient d’un exercice de prospective de 2004, une carte heuristique intitulée « La dimension user-centric du knowledge management », présentée à un groupe d’experts en gestion des connaissances plutôt classiques : l’idée de blogs remplaçant les intranets et de réseaux sociaux internes avait été fraîchement accueillie. Le livre n’est que l’exploration approfondie de cette carte, et le retard d’écriture a eu du bon, car l’entrée des technologies 2.0 dans l’entreprise est venue confirmer plusieurs pistes.
Le sujet central reste le travailleur du savoir, mais sous un angle plus organisationnel : comment les travailleurs du savoir, notamment ceux de la génération Y, font émerger un mode d’organisation qui répond en partie à leurs besoins, et comment le système réagit. Oui, les technologies 2.0 améliorent l’efficacité collective ; non, elles ne sont pas si indispensables quand l’individu doit produire seul sa copie, d’où une trentaine de fiches pratiques en fin d’ouvrage. Le livre veut expliquer la tension nécessaire entre l’individu et la collectivité, base de toute innovation. La publication est prévue en janvier ; l’auteur lance à cette occasion une veille commentée sur l’entreprise 2.0 et la condition de travailleur du savoir.