Un an après le lancement d’Outils Froids (alors hébergé sur la plateforme Joueb), l’auteur défend le weblog comme outil du travailleur du savoir, terme que la présentation attribue à Peter Drucker (1959). Listes de diffusion et forums ont une audience limitée, des archives peu ergonomiques et valorisent mal les individus ; un site web coûte beaucoup de temps. Le weblog répond à ses propres problèmes : mise en ligne simple, maintenance réduite, diffusion facile (RSS, couplage avec une liste de diffusion) et valorisation de l’individu (signature, rétroliens, adresses permanentes, archives).
Il place ensuite le travailleur du savoir au centre de son réseau (Prahalad et Ramaswamy), dans un mouvement à la fois centré sur l’utilisateur et sur le réseau : logiciels libres d’information personnelle, agrégateurs, navigation sociale, réseautage professionnel (LinkedIn, Plaxo, Ryze), objets connectés et vêtements communicants, et deux champs de recherche naissants, la gestion des connaissances personnelles et la maîtrise de l’information. Dernier volet : les weblogs dans les organisations, par le bas (gestion de projet, innovation, intranet) et par le haut (productivité, baromètre du climat social, cartographie des connaissances), puis pour l’intelligence économique (influence, veille concurrentielle, tendances marketing).