Partant de la Déclaration de Tunis (17 novembre 2005), qui engage à réduire la fracture numérique d’ici 2015 et invoque sans le nommer l’accès ouvert, l’auteur rappelle l’origine de l’accès ouvert et de l’auto-archivage : la rancœur des chercheurs envers les grandes maisons d’édition, la lenteur de l’évaluation par les pairs, l’arrivée du web, puis la « proposition subversive » de Stevan Harnad en 1995. Dix ans plus tard, un peu plus de 7 000 serveurs de prépublications et environ 1 000 revues libres existent, contre 25 000 payantes, et les articles en accès ouvert sont souvent plus cités.
Il propose de faire des weblogs le moyen de rendre chaque scientifique éditeur de ses propres prépublications : il suffirait d’adapter les métadonnées des flux RSS au protocole de moissonnage OAI-PMH, avec un service d’annonce des mises à jour, et de séparer le ton intime du blog de la rigueur professionnelle par des services dédiés. Il va plus loin : la revue par les pairs revient à gérer une réputation, que des systèmes de notation, de recommandation et d’étiquetage (eBay, les réseaux professionnels, Squidoo, Connotea, CiteULike) pourraient épauler. Le fond du problème n’est pas technique mais le critère d’évaluation, dominé par le facteur d’impact. Une liste de services pour veilleurs clôt la chronique.