La préface raconte une décennie d’outils de veille en raccourci : plateformes intégrées de 1997 à 2000 (Périclès, Information Miner, Aperto Libro), logiciels abordables pour PME et agents « push », multiplication des outils entre 2001 et 2004, puis désillusion à l’égard des « agents intelligents » et découverte du web invisible. Le web 2.0 de 2005, rebaptisé web social, a changé la donne : crowdsourcing, flux RSS, signets et réseaux sociaux. Une enquête de L’Express (2011) et la montée des tablettes et smartphones font que des étapes du métier sont « cannibalisées » par les community managers, journalistes ou chercheurs.
Il faut désormais valider l’information plutôt que la source, puisqu’un signal faible peut se trouver sur Twitter, Facebook ou YouTube : le veilleur évolue dans un environnement « insécure ». Le texte examine ensuite les moyens de surveiller le web et de traiter l’information, puis les réseaux sociaux d’entreprise, qui peuvent réunifier veille web et veille de terrain (étude SerdaLAB de 2012 : le partage de la veille est le premier bénéfice ressenti, à égalité avec le travail collaboratif). Plus de collaborateurs qui font de la veille, de sources, d’outils : le changement est permanent, mais s’arrêter, c’est reculer.