Rédigé depuis le laboratoire CEREGE (Université de Poitiers), l’article part d’une revue de littérature pour dresser un panorama des technologies du faux (hypertrucages, clonage de voix, génération de texte par modèles de langage) et de leurs effets sur les organisations lorsqu’elles servent des attaques informationnelles. Il précise d’abord qui sont les praticiens de l’intelligence économique (veilleurs et analystes) et ce que recouvre la désinformation, avec les trois conditions posées par François-Bernard Huyghe : une intention stratégique, une médiatisation, un bénéfice pour l’initiateur au détriment de la cible. Il présente ensuite les technologies, les risques, un modèle global d’offensive, puis les méthodes de prévention et de détection.
Trois implications pour les professionnels : intégrer ces menaces à leur compréhension de l’environnement pour mieux les anticiper, entraîner et entretenir leur esprit critique, connaître et maîtriser les méthodes et outils de détection. Veilleurs et analystes sont, dit le texte, en première ligne. L’article prolonge sous forme académique l’état des lieux de novembre 2021.