Peter Drucker est, dit l’auteur, le plus cité de son livre. On connaît ses écrits sur le management des organisations et l’expression « travailleurs du savoir », moins sa vision à la fois micro et macro de l’entreprise : il est aussi l’un des pères du développement personnel et du self-management, influencé par Abraham Maslow. Cela dérange les chercheurs qui ne s’intéressent qu’à l’organisation, car cela rappelle qu’on ne peut séparer l’individu de la structure : une organisation qui ne met pas les personnes dans les meilleures conditions de produire et de créer les opprime et se prive de leur apport.
Le billet s’appuie sur Bruce Rosenstein (Living in More Than One World) et son entretien « Peter Drucker as life coach ». Dans « How to be an employee » (1952), Drucker demandait de développer la personne entière, avec des loisirs qui comptent, des vies multidimensionnelles pour qu’un revers professionnel ne détruise pas l’estime de soi, et un apprentissage continu : la personne qui contribue le plus à une entreprise est la personne mûre, qui a une vie et des intérêts hors du travail. Les fiches 3.4 (besoins en information) et 5.1 (compétences clés) des Fiches pratiques du travailleur du savoir reprennent ses conseils.
Note de correction. Le billet donne 97 ans à Drucker à son décès ; il avait 95 ans (1909-2005). Le texte d’origine est laissé tel quel.