Après trois mois à accumuler des textes sur l’avenir de l’informatique, l’auteur les range en trois « temps ». Le premier, l’homme et ses périphériques : multiplication de terminaux de plus en plus puissants et de moins en moins simples, projet de reality mining du MIT Media Lab (les téléphones mobiles comme outils d’étude des comportements sociaux), logiciels de Microsoft qui utilisent l’intelligence artificielle pour décider quand solliciter l’attention de l’utilisateur. Le deuxième, les objets au service de l’homme : selon Rafi Haladjian, le PC cède la place à une intelligence partagée entre objets, avec le bureau du futur d’IBM, des principes d’éthique pour l’informatique ambiante (Adam Greenfield, Daniel Kaplan), la « poussière intelligente », l’initiative sud-coréenne « Post-PC » et Mark Weiser sur l’informatique invisible.
Le troisième temps, l’homme modifié, relève de la spéculation des futurologues : prothèses robotiques et puces branchées sur le cerveau, que Seth Shostak (SETI) juge transitoires (on peut améliorer un cheval avec un moteur, mais on finira par se passer du cheval), et, selon Ian Pearson, de British Telecom, transfert complet d’une mémoire humaine dans une machine d’ici 2050, ce qui réglerait aussi les problèmes de transfert de compétences dans les organisations. Le billet renvoie à deux billets antérieurs sur les cyborgs en 2020 et sur l’avenir des travailleurs du savoir.