Premier enjeu pour les entreprises : une grande partie de l’information qui circule chez elles est informelle (selon une étude, 25 % seulement des connaissances utilisées au travail viennent de la formation initiale), et les blogs, wikis, réseaux sociaux, signets sociaux et micro-blogging permettent de capter cet implicite mieux que les outils collaboratifs précédents. Sur l’avenir des professionnels de l’infodoc, l’auteur se dit inquiet et optimiste. Inquiet, parce que cinq ans après les flux RSS beaucoup de documentalistes et de veilleurs ne savent toujours pas s’en servir, tandis que de jeunes employés pensent mener seuls leur veille : c’est vrai pour la surveillance de l’actualité, plus du tout pour l’analyse. Optimiste, parce que chaque étape du cycle de l’information est « outillable » (Yahoo! Pipes industrialise la veille RSS, avec traduction automatique des flux).
Les métiers vont se spécialiser : gérer et filtrer les flux en temps quasi réel, faire parler les données semi-structurées du web par le data mining (cartographies analytiques ou prédictives), exploiter les contenus audio et vidéo ; l’animation de communautés, ancienne chez les veilleurs, est légitimée. Les outils de demain seront des extensions des outils métiers (traitement de texte, tableur, navigateur), dotées de fonctions sociales. Conseil constant : soyez curieux, et démarquez-vous par des compétences encore rares.