L’article constate que l’apparition des médias 2.0 bouleverse le monde de l’information : le problème n’est plus de ramener assez de contenus mais de filtrer et dédoublonner la masse de signaux. Des éditeurs (Digimind, Ami Software) travaillent le text mining pour automatiser une partie du traitement, et leurs plates-formes se connectent à des outils collaboratifs (SharePoint). Jérôme Bondu, Frédéric Martinet, Christophe Asselin, Éric Fourboul et Damien Douani s’y expriment : deux mondes se côtoient, les plates-formes de veille traditionnelles, aux processus automatisés, et les réseaux sociaux d’entreprise, plus participatifs, et les deux manières de procéder sont plutôt complémentaires. Éric Fourboul croit à une démocratisation de la veille.
L’encadré signé de l’auteur, « L’avis du consultant », tient en trois points. L’information récoltée en quantité doit aussi être analysée : les veilleurs se positionnent sur l’analyse, complétée par des experts. Les cellules de veille ont intérêt à intégrer les réseaux sociaux d’entreprise et à participer dès le début au projet pour conserver leur légitimité (la Lyonnaise des Eaux y a impliqué son service de veille). Les veilleurs vont retrouver leur rôle d’animateur : il y a dix ans, ils récupéraient l’information du terrain et géraient un réseau humain, que les réseaux sociaux d’entreprise permettent à nouveau de capter, ce qui devrait les inciter à redevenir des community managers.