Le chapitre part d’un constat : depuis plus de dix ans, des projets de gestion des connaissances visent à capturer et partager le savoir des employés, dans l’espoir d’une intelligence collective que les outils de première génération n’ont pas produite. Il en cherche les raisons (une approche perçue comme informatique : plus de la moitié des vingt-quatre articles de KM les plus cités paraissent dans des revues de systèmes d’information ; dans l’enquête Bain de 2007, le KM entre dans le Top 10, huitième sur vingt-cinq, mais se classe vingt-deuxième pour la satisfaction) et avance que les services du « 2.0 », par leurs deux innovations, le crowdsourcing et le RSS, ouvrent une nouvelle génération d’outils collaboratifs.
Suit une typologie des technologies 2.0 au service de la veille : weblogs, wikis, réseaux sociaux, signets sociaux, micro-blogging, mashups, portails personnalisés et widgets, avec un tableau récapitulatif, vus à la fois comme outils à déployer en interne et comme services en ligne à exploiter. Le chapitre ouvre sur la veille audio et vidéo, la modélisation prédictive et l’analyse collaborative. Conclusion : adaptés à la manière dont nous connaissons le monde et au service de l’individu sans l’obliger à collaborer à tout prix, ces outils sont plus adoptables et deviennent des catalyseurs d’intelligence collective.