Avant de présenter deux services, l’auteur donne son avis sur le « web 2.0 » contesté : on a besoin de ce mot, mal choisi, mal défini, parfois exploité commercialement, parce qu’il rend compte d’un changement en cours et l’aide à prendre corps (les mots sont « performatifs »). Il rapproche la querelle de Tocqueville baptisant l’Ancien Régime, période que ses contemporains n’avaient pas distinguée de la précédente. Il se passe quelque chose : un peu de RSS, un peu d’Ajax, un soupçon de tags, quelques réseaux sociaux et de la cocréation, et « au final beaucoup de confort supplémentaire ».
Netvibes et Protopage sont des pages de démarrage personnalisées en ligne, fluides grâce à Ajax. Netvibes affiche des fils RSS (import OPML), la météo, quatre moteurs de recherche, les nouveaux messages Gmail, des podcasts, des notes, et ne demande aucune inscription. Protopage propose des signets, quatre moteurs configurables, des notes, un fond d’écran, et demande une inscription. Ni l’un ni l’autre n’est fait pour gérer des centaines d’adresses, rôle de Del.icio.us. À la différence de My Yahoo, de la page personnalisée de Google ou de Start de Microsoft, ils n’utilisent pas les données de l’utilisateur pour tracer de lui un portrait longitudinal.