L’article s’ouvre sur une journée fictive, le 15 mai 2007 : un veilleur lit ses flux dans Netvibes, envoie ses découvertes balisées de mots-clés vers del.icio.us, suit les fils des chercheurs de son organisation et les transforme en podcasts pour le trajet du soir. Il en tire ce que le web 2.0 change aux pratiques d’information : des services en ligne qui centralisent les sources (Netvibes, Pageflakes), des blogs et des wikis qui servent la veille de deux manières (millions de sources à surveiller par leur flux, outils internes qui remplacent les sites d’intranet, un blog par service ou par salarié), et le signet social, où chaque mot-clé produit son propre flux.
Il ne s’agit pas encore d’intelligence collective, mais d’un super-annuaire du web construit par des millions d’internautes. L’auteur retient la multiplication des systèmes de partage et de mémoire en ligne, la place donnée à l’individu et l’effacement des frontières entre logiciels installés et services en ligne, qui impose de la prudence sur ce que l’on stocke. L’enjeu : se concentrer sur l’analyse et l’organisation de l’information, et maîtriser le RSS, « grammaire » du web 2.0.