Déc. 04 03

Version imprimable De l'affaire Otor vs Carlyle en particulier et de l'hypocrisie autour de l'IE en général


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Si vous voulez comprendre les enjeux de l'affaire (déjà évoquée ici) opposant le cartonnier français Otor à Carlyle je vous conseille la lecture de cet article du journaliste Bertrand Fraysse du magazine Challenges. Un bel exemple de guerre économique et quelques coups de canifs de plus dans une définition officielle de l'IE quelque peu idéaliste il est vrai. Cela devrait d'ailleurs nous faire réfléchir à ce qui me semble être une grande hypocrisie.
Depuis 6 ans que je travaille dans le milieu de la veille et de l'IE je suis toujours agacé lorsque j'entends quelqu'un affirmer dans son discours que l'IE est une forme de renseignement utilisant des sources légales puis plus loin, et sans sourciller, que 95% des infos concernant une entreprise sont accessibles mais que seuls les 5% restants sont d'une importance stratégique.
Cela relève tout simplement du double langage. En effet que compte t'on faire croire à son auditoire avec un tel discours? Ou, plus grave, qu'espère t-on se faire croire? Quel message relaie t'on ainsi dans les formations universitaires à l'IE?
Réponse: qu'on enseigne une matière, des techniques, des procédés qu'on ne pourra de toutes façons pas utiliser à 100% sans tomber dans l'illégalité. Qu'il faudra chercher de l'info stratégique jusqu'au seuil légal puis s'arrêter.
Et c'est logique. Quel autre discours pourrait-on bien tenir officiellement?
Pourrait-on dire par exemple qu'une intelligence économique qui se voudrait réellement efficace devrait utiliser les moyens du renseignement d'Etat (mises sur écoute, corruption et pots de vins, chantage)? Pourrait-on enseigner cela à des étudiants ou bien l'écrire dans un rapport du Commissariat au Plan? Bien sûr que non.

Et pourtant que voit-on dans les grandes affaires qui secouent périodiquement la sphère du business international (enfin celles qui sortent dans la presse)?
Que la conquête de marchés est une activité qui se joue dans les coulisses, avec de nombreux intermédiaires, y compris des chefs d'Etat. Que les entreprises dégageant des bénéfices importants sont espionnées (espionnent?), pillées (pillent?), influencées (influencent?) par des officines spécialisées, par des services de renseignement d'état, par des structures mises en place par ces derniers (advocacy centers, et autres)...
On est pas dans l'officiel mais dans l'officieux, pas toujours dans l'illégal mais toujours dans le flou. Seule position qui permette de dégager des marges de manœuvres introuvables autrement.
Il faut dire clairement ce qu'est l'intelligence économique: soit elle reste dans les limites légales du Plan Martre et c'est alors de la veille, souvent très utile au demeurant, soit elle passe cette limite et c'est alors du renseignement pur et simple. Il n'y a pas de demi-mesure.
Est-ce à dire que l'intelligence économique n'existe pas? Sans doute et je crois que le grand mérite du rapport Martre est justement d'avoir forgé ce terme en tant que tel. Pourquoi?:
Parce qu'avec ce vocable ésotérique qui joue sur l'ambiguïté du terme "intelligence" il a suscité la curiosité de nombreuses personnes et les à amené à s'interroger sur ce qu'il recouvrait, à se demander quelles pratiques se cachaient derrière, à suivre les affaires auxquelles ce terme était accolé, à tort ou à raison. Enfin, finalement, à déniaiser les français qui en avaient encore besoin sur les pratiques réelles du commerce international.
Évidemment le rapport Martre ne pouvait pas dire ouvertement que l'IE c'était çà mais il a donné les clés pour le découvrir et cela commence a porter ses fruits. La prise de conscience est maintenant faite au plus haut niveau de l'Etat et c'est tant mieux car c'est le seul à disposer véritablement des moyens "légaux" de faire de l'intelligence économique (comprendre du renseignement et de l'influence), pour le compte des entreprises françaises et pour tenter d'accroître la compétitivité française.
Comment expliquer autrement la nomination d', avec le profil que l'on sait, auprès du Premier Ministre. S'il fallait un message explicite pour définir l'IE je crois qu'on ne pouvait être plus clair.
Le terme d'intelligence économique va perdurer parce qu'il est utile: en tant que mot-valise il permet de brouiller le discours et d'en appeler à la définition Martre si nécessaire, mais sa valeur opératoire amène évidemment à s'interroger et à saisir ce qui se cache réellement derrière.
Le terme est mal compris, mal utilisé? Tant mieux, plus il générera de bruit et plus ceux qui font vraiment de l'IE (et qui ne sont pas nombreux) seront tranquilles. Est-ce que c'est déontologiquement acceptable? A chacun de voir mais tout le monde accepte déjà (et finance) le renseignement d'Etat comme un mal nécessaire.
Si le renseignement d'affaire peut permettre de gagner des marchés et ce faisant d'accroître la compétitivité d'un pays, sa richesse et ses emplois qui peut vraiment être contre.
Finalement ce que demande la majorité des gens c'est de ne pas savoir ce qui se passe dans ces zones d'ombre mais d'en avoir les fruits.
Accepter cela ou se battre contre est de l'ordre du choix politique, voire philosophique mais avant cela il faut au moins comprendre que c'est ainsi que çà fonctionne actuellement et que l'IE c'est d'abord un outil pour jouer dans la "Real Economy".

Commentaires

1 - Lien croisé

Kesako : " A lire le billet d'Outils Froids intitulé "De l'affaire Otor vs Carlyle en particulier et de l'hypocrisie autour de l'IE en général". Rebondissant sur l'article du Nouvel Observateur traitant de la bataille Otor-Carlyle, Christophe Deschamps s'interroge sur la réalité recouverte derrière le concept d'"Intelligence économique", et ne mâche pas ses mots. Morc"

 


Anonyme | Le Samedi 04/12/2004 à 22:21 | [^] | Répondre

2 - Lien croisé

mopsos - Les fantasmes de l'IE : "Pour prolonger ma réflexion récente sur le KM et l'IE, un billet fort intéressant sur l'intelligence économique par Christophe Deschamps qui s'insurge contre le double langage qui accompagne le "mot-valise" qu'est l'intelligence économiqueIl faut dire clairement ce qu'est l'intelligence économique: soit elle reste dans les limites légales du Plan Martre et c'est alors de la veille, souvent très utile au demeurant, soit elle passe cette limite et c'est alors du ren"

 


Anonyme | Le Dimanche 05/12/2004 à 09:53 | [^] | Répondre

3 -

Voici quelques remarques rapides au sujet de l'hypocrisie qui régnerait dans la communauté de l'IE. C'est effectivement un vaste débat qui perdure depuis des années et par conséquent ce n'est pas ici qu'il va se terminer.

Je n'ai tout d'abord pas bien compris la dichotomie 95%-5%, telle qu'elle est exposée dans la note, elle compare deux valeurs qui ne mesurent pas la même chose, le 95% se référe au caractére d'accessibilité de l'information alors que le 5% se référe lui au caractére stratégique en faisant semble t-il le présupposé que le 95% de l'information permet pas d'appuyer une stratégie d'entreprise. Dois-je ainsi comprendre que 5% de l'information est inaccessible et 100% de cette information inaccessible est stratégique ? J'ai souvent l'impression que le caratère stratégique des informations inaccessibles relèvent plus du fantasme que d'une réalité étayée par des éléments tangibles.

POur préciser le débat il me semble pertinent de séparer l'action de l'état de celle des entreprise. Je ne suis pas naif au point de croire que tout l'appareil étatique ne fonctionnerait que sur des bases légales. Il est bien évident qu'une partie du budget des services de renseignements est allouée à la captation informations noires. Mais je persiste à penser qu'il serait pour le moins hasardeux de transposer ce modèle au monde de l'entreprise. Face à la montée en puissance du pouvoir des parties prenantes au développement des entreprises (charté éthique, respect des actionnaires, responsablité sociale des entreprises,etc..) il serait particulièrement dangereux de penser que ces dernières pourraient mettre en oeuvre des pratiques illégales sans que cela finisse par se savoir et qu'elle en subisse les conséquences un jour ou l'autre. Des exemples comme Boeing, Elf ou Thomson sont là pour en témoigner.

En se focalisant sur les informations ouvertes un veilleur ou mieux encore les parties prenantes au processus de veille dans une entreprise s'obligent à faire preuve de discernement et d'intelligence ce qui est un facteur clé dans le cas de la veille.

le débat n'est pas clos.
cordialement

 


Anonyme | Le Dimanche 05/12/2004 à 13:07 | [^] | Répondre

4 - Re: une contribution d'Alain Juillet

Une interview d'Alain au journal Le Monde publiée ce soir nous fournit un élément au débat :


Considérez-vous comme hostile l'activité du cabinet de renseignement économique américain Kroll ?

C'est la plus grosse société de renseignement privée au monde. Ce cabinet a des accords avec des sociétés françaises. Tant qu'il reste dans le cadre de la légalité, cela ne pose pas de problème. Mais si un cabinet franchit la ligne jaune - écoutes téléphoniques, cambriolages, etc. -, ses responsables et le commanditaire iront en prison. Un bon professionnel peut obtenir, par des moyens tout à fait légaux, 90 % de l'information. Cette manne est accessible sur des documents ouverts ou... dans le café en face de l'usine qui vous intéresse.

 


St | Le Dimanche 05/12/2004 à 18:30 | [^] | Répondre

5 - Lien croisé

lolele blogs jeux : "university geneticist aubrey de grey believes it will soon extend dramatically to 1,000. here, he explains why. ageing is a physical phenomenon happening to our b ...www.yvanlemay.com/blog/archives/2004_12_05.html | Le 05/12/04 à 15:03:5710. De l'affaire otor vs carlyle en particulier et de l'hypocrisie autour de l'ie en général ...Ressourcesintelligenceeconomique - ressourcesrenseignement - ressourcesoutilsfroidssi vous voulez comprendre les enjeux de l'affaire (déjà évoquée ici) opposant le cartonnier français otor à carlyle je vous conseille la lecture de ..."

 


Anonyme | Le Mercredi 08/12/2004 à 21:50 | [^] | Répondre

6 - Petits rajouts et vision de l'IE par TF1...

bonjour à tous
allez faire un tour sur ce lien
http://recherche.tf1.fr/recherche/parmotscles/resume/0,,,00.html?o=2&query=intelligence+%C3%A9conomique
ca vaut le coup de voir comment l' IE est tournée dans ce reportage
Si vous avez des réactions.

 


jakkard | Le Mercredi 08/12/2004 à 23:55 | [^] | Répondre

7 - Re: Petits rajouts et vision de l'IE par TF1...

re bonjour,

je viens de m apercevor que le lien ne fonctionnait pas trop. Je m en excuse. Vous pouvez aller sur le site de TF1 et chercher ce reportage présenté le 04/12, intitulé L'IE, le service secret des nouvelles guerres.

Cordialement

Yannick

 


jakkard | Le Mercredi 08/12/2004 à 23:58 | [^] | Répondre

8 - IE : plusieurs réalités, comme dans tous les métiers

Bien qu'étant en partie d'accord avec vous dans la limite des cas que vous citez, je regrette que vous généralisiez en tenant de tels propos réducteurs. Ceux-ci pourraient contribuer à marginaliser l'ensemble d'un corps de métier constitué de professionnels aux missions très diverses.

D'abord, l'intelligence économique ne se restreint pas au renseignement concurrentiel pur et dur, sur des affaires hautement stratégiques pour l'état et les fleurons de l'économie française.

Ensuite, le qualificatif vague d'IE peut englober, comme vous le dites, des aspects liés à l'acquisition d'informations, et d'autres qui sont plutôt du domaine de l'influence. Cette vision du métier ne dépend pas que du professionnel et de ses attributions réelles, elle dépend aussi de la perception que d'autres en ont depuis l'extérieur. Ainsi, j'estime - peut-être à tort - que les missions d'influence sont plutôt du ressort du lobbying, que d'aucuns rangent à l'intérieur de l'IE, et d'autres non.

N'ayant pas d'affinité particulière avec la fonction d'influence, je resterai donc focalisé sur la fonction d'extraction et de gestion de l'information dépassant le cadre de la documentation et de la veille. Ici, je déplore que certains professionnels usent de méthodes contestables ou pire, illégales. D'autres, en revanche, choisissent de respecter les lois, et vont parfois plus loin en s'interdisant eux-mêmes des pratiques qui, tout en restant légales, dévieraient de leur propre sens éthique.

Au passage, je constate que le postulat de la soi-disant règle des 95/5 est quelque peu arbitraire, voire complètement faussé. A mon sens, il n'existe pas de telle formule magique. L'information disponible change du tout au tout en fonction des entreprises, selon qu'elles soient cotées ou non, avec des variations propres au secteur et à l'activité considérés, des différences dues à leurs stratégies, à leurs statuts, à leurs tailles, à leurs pratiques internes, à la conjoncture et à leurs performances, au bon vouloir des intéressés, etc.

De ces différents facteurs découlent naturellement la part de l'information "ouverte", disponible en exploitant des techniques de veille (les pseudo-95 % parfois plus proches de 5 %). Puis, la part qui peut être obtenue en exploitant des techniques d'approche directe évidemment légales - puisque sensiblement les mêmes que celles utilisées par des journalistes ou des analystes chargés d'enquêtes, part que j'attribue au domaine de l'intelligence économique. Enfin, une dernière part ne pourrait être obtenue que par des moyens contestables, voire illégaux. A mon sens, ce dernier segment sort du domaine de l'IE, et concerne plutôt des services de renseignement, ou alors des bandits qu'il ne faut pas confondre avec les deux premières catégories.

Tout dépend, et c'est là la clef, de la nature et de l'objectif de la mission que vous décidez ou non d'accepter. Le vieil adage "qui veut la fin veut les moyens" s'applique de toute évidence. Or, un professionnel de l'intelligence économique digne de sa fonction se doit d'estimer en quelle mesure il peut répondre à la demande exprimée en se servant uniquement de moyens honnêtes et légaux. C'est à dire, grossièrement, en acceptant de se restreindre aux deux premiers niveaux sans omettre d'affiner continuellement ses méthodes.

En appui sur son expérience et sur sa connaissance des marchés, il se doit d'anticiper les risques de débordements. Ainsi, il s'engage à refuser toute mission contrevenante, ou au minimum à prévenir le demandeur qu'une partie des informations qu'il veut obtenir ne seront pas livrées si leur récupération nécessite le recours à des pratiques douteuses.

Ce que je décris ici peut sembler un monde idéal. Alors évidemment, je comprend que vous parliez d'hypocrisie. En réaction, j'évoquerais plutôt le cas des hypocrites, qui sont loin de constituer toute la profession.

Ainsi, je crois qu'une majorité des professionnels de l'IE souscrivent à une démarche honnête, et qu'en parallèle, tous les corps de métiers sans exception peuvent être tentés par des débordements quels qu'ils soient. Les personnes qui sortent du cadre de la légalité font tort à toute leur profession. Cela concerne par exemple le garagiste, qui remplace une pièce en bon état par une défectueuse en vue d'accroître le montant de facturation et le nombre de ses prestations.

Au final, la profession de garagiste est décriée à cause de quelques poignées de gens malhonnêtes. Il en va de même pour l'intelligence économique, comme le prouvent votre réaction et d'autres semblables. Réaction peut-être appropriée dans certains cas précis, mais inappropriée en dehors de ces exceptions.

 


TwT | Le Mercredi 22/12/2004 à 16:07 | [^] | Répondre

9 - Re: IE : plusieurs réalités, comme dans tous les métiers

Bonjour et merci d'avoir pris du temps pour repondre à ce long post.
Je vous réponds rapidement car je suis en déplacement.
Je pense que vous avez dû mal saisir mon propos:
A aucun moment je ne souhaite discréditer la profession IE, ce serait scier la branche sur laquelle je suis assis.
Pour moi la vraie question est la suivante: pourquoi a t'on désigné d'un nouveau vocable en 1994 des pratiques qui existaient déjà sous d'autres noms, à savoir la veille, le lobbying et le renseignement.
La définition des pratiques de l'IE n'ajoutait rien à certaines descriptions de processus de veille incluant déjà la mise en place de réseaux humains de "capteurs" positionnés sur le terrain (commerciaux, acheteurs,...), pratiques elles-même directement issue du renseignement.
Je note d'ailleurs que les techniques d'approche directe légales dont vous parlez font partie depuis longtemps de l'arsenal du renseignement et qu'elles ne peuvent donc être erigées en spécificités propres à l'IE.
D'accord avec vous pour la vision éthique qui doit prévaloir au choix des missions d'un pro de l'IE mais j'en reviens à ma question initiale: si l'IE n'est pas de la veille (telle que je l'entends ci-dessus) et si elle ne peut se permettre d'être du renseignement sans tomber dans l'illégalité où est donc son existence? Quel est son champ d'action?
Je pense que suite au rapport Martre un certain nombre de personnes se sont emparé du terme IE dans un but marketing: il permettait de se démarquer de la veille, trop "technologique" et de promettre des résultats et des actions propres à rassurer des chefs d'entreprise surpris par la mondialisation exponentielle des échanges permise par les technos de l'information (comparez les dates fondatrices de l'IE en France et celles du développement du web). On allait tout savoir de ses concurrents, on allait être plus offensifs et gagner des marchés (voir le récent post sur Veolia), on allait influencer le marché en faveur de sa technologie,...
Tout cela en travaillant ouvertement sur des infos grises ou grises foncé et pour les plus audacieux (mais chut!),sur des infos noires.
Pour les premières la veille aurait suffi, les autres sont du domaine de l'illégal et rentrent dans le cadre de l'espionnage, du renseignement point barre.
Bien sûr que "la majorité des professionnels de l'IE souscrivent à une démarche honnête" mais pourquoi parler d'IE quand il ne s'agit que de veille ou de lobbying?
Réponse: marketing, marketing... Avec le terme IE on a permis la création d'un business qui s'est superposé à d'autres existants depuis longtemps, rien de neuf sous le soleil sinon de nouveaux acteurs utilisant un nouveau vocabulaire pour parler des mêmes choses.
La seule vision de l'IE qui me semble pertinente est celle prônée par Jean-Louis Levet et l'AFDIE, à savoir qu'elle est un cadre conceptuelle permettant d'envisager et de coordonner de très nombreuses activités et de très nombreux métiers vers des objectifs à moyen et long terme. En aucun cas elle n'est ce conglomérat indigeste qu'on tente de présenter aux étudiants comme un ensemble de pratiques intégré.
Comme je le disais dans mon post initial ce vocable d'IE a néanmoins eu l'intérêt notable d'ouvrir les yeux de nombre de nos concitoyens (moi le premier) et d nos politiques sur les pratiques de guerre économique dans le monde des affaires.
Mon interprétation, qui vaut ce qu'elle vaut je vous l'accorde, est que c'était un des objectifs principaux des rédacteurs du Rapport Martre et qu'il a été bel et bien atteint (voir les annonces de ces derniers mois dans le champ étatique). Ma crainte c'est qu'il l'ait été en sacrifiant l'aspect "éthique" et que l'image de barbouzerie va coller longtemps aux pros de l'IE, là encore il suffit de regarder comment est traité l'"information IE" dans la presse ces dernières semaines (voire ces dernières années) pour s'en rendre compte.
Il faut dire qu'un certain nombre de praticiens ont tendu les verges pour faire battre la profession.
Je pense qu'à terme on a plus à gagner à reprendre un intitulé de métier plus en accord avec nos pratiques, même s'il parle moins à l'imaginaire et même si on a beaucoup investi dans celui d'IE à titre personnel (diplômes) ou à titre professionnel (blabla marketing). Les fantasmes liés au terme "intelligence économique" sont néfastes à la profession.

 


crid | Le Dimanche 26/12/2004 à 20:00 | [^] | Répondre

10 - reponce d'un ouvrier

mais quand marle t'on de la vie des ouvriers d'otor?

nous sommes quand même avec une épée de damokles au dessus de la tête depuis un bon bout de chemin sans que quiconque s'en souci.

les batailles juridiques et financières de deux requins risque de mettre une fois de plus des milliers de personnes au chaumage et personnes n'en parlent réellement.

 


solewyn | Le Lundi 25/04/2005 à 12:39 | [^] | Répondre

11 - Re: reponce d'un ouvrier

je suis dans le même cas que toi , mais je doit avoué que nous avons la chance d'avoir un outil spécifique et que contrairement à une drection, on ne change pas le proféssionnalime d'un claquement de doigt

 


Anonyme | Le Dimanche 12/06/2005 à 23:02 | [^] | Répondre

12 - Lien croisé

Search:otor carlyle - Copernic : "1. Outils Froids - De l'affaire Otor vs Carlyle en particulier et de ...De l'affaire Ot"

 


Anonyme | Le Lundi 01/08/2005 à 18:04 | [^] | Répondre

13 - Lien croisé

Search:otor carlyle - Copernic : "6. Outils Froids - De l'affaire Otor vs Carlyle en particulier et de ...Search:otor carlyle"

 


Anonyme | Le Mercredi 28/09/2005 à 17:20 | [^] | Répondre

14 - Lien croisé

Kesako : " A lire le billet d'Outils Froids intitulé "De l'affaire Otor vs Carlyle en particulier et de l'hypocrisie autour de l'IE en général". Rebondissant sur l'article du Nouvel Observateur traitant de la bataille Otor-Carlyle, Christophe Deschamps s'interroge sur la réalité recouverte derrière le concept d'"Intelligence économique", et ne mâche pas ses mot"

 


Anonyme | Le Samedi 18/02/2006 à 12:58 | [^] | Répondre

15 - Lien croisé

intelligence - Sujets chauds : "OF - De l'affaire Otor vs Carlyle en particulier et de l'hypocrisie autour de l'..."

 


Anonyme | Le Mercredi 03/05/2006 à 16:16 | [^] | Répondre

 

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