Etre un « warrior » de l’intelligence économique ne suffit pas toujours…

 

 

Je lisais ce matin un article de recherche intitulé « Competitive Intelligence Adds Value : Five Intelligence Attitudes » (payant), écrit en 2001 par Daniel Rouach et Patrice Santi. Ils y proposent une typologie des attitudes des entreprises face à l’intelligence économique qu’ils synthétisent par ce tableau :

Evidemment la « crème de la crème » ce sont les Warriors et les « Assault » intelligence analysts. Le souci c’est que parmi les exemples de sociétés appartenant en 2001 à cette élite les auteurs citent Ericsson, Nokia, Motorola ou Eastman Kodak, qui allaient bientôt connaître les déboires que l’on sait avec l’arrivée des smartphones qu’ils n’avaient pas vu venir…

Les auteurs de l’article ne pouvaient bien sûr pas s’en douter mais je voulais simplement faire passer ici le message qu’avoir des « warriors » et des « assault intelligence analysts » ne fait pas tout 🙂

Bien sûr, de nombreux facteurs peuvent avoir entraîné cette cécité stratégique. Par exemple, ces services d’IE peuvent  avoir fait leur boulot sans que la direction prenne en compte leurs recommandations.

Pour être fair-play, les auteurs avaient également cité de nombreuses sociétés qui sont toujours parmi nous (L’Oréal, Michelin, 3M, Siemens,…).

Etre un « warrior » de l’intelligence économique ne suffit pas toujours…
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